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Brazza/Expo : Quand les photos vibrent au rythme de la rumba congolaise

L’exposition photo qui s’est ouverte le 5 octobre, dans le hall de l’Institut français du Congo, dans le cadre du 141e anniversaire de Brazzaville, s’étend tout le long de ce mois durant lequel le public viendra apprécier les archives et diverses collections proposées.

L’exposition photographique met l’accent sur l’histoire de la rumba congolaise. Des figures emblématiques des artistes musiciens des deux rives du Congo des années 1960 et ceux de la nouvelle génération ainsi que des archives phonographiques, orchestres et lieux culturels datant de 1940 sont exposés, montrant la profonde et riche histoire de ce mouvement culturel et artistique.

Un panorama de la musique congolaise présenté par les précurseurs de cette musique des deux rives. Les premiers foyers musicaux, des éditions musicales, des vinyles de 78 tours, 45 tours, 33 tours,  quelques livres et coupures de presse sur la chanson congolaise sont présentés. Le public découvre, à travers cette exposition divisée en trois grandes parties, une soixantaine des photos des figures de la rumba réalisées par le photographe Désiré Kinzegulé, des archives sonores de tous les grands artistes d’hier et d’aujourd’hui présentées par le collectif Biso na Biso représenté par Fréderic  et, enfin, des archives présentées par Nicolas Bissi. « La rumba a été une musique vivante et elle continue à vivre. Aujourd’hui, la rumba est encore d’actualité », a fait savoir Nicola Bissi, un des exposants. Il a demandé aux artistes musiciens de la nouvelle génération de garder l’éthique de telle sorte que cette musique vive à jamais et qu’elle continue de s’exprimer. « Ce serait une fierté de garder cette identité afin qu’elle continue à s’exprimer demain et après-demain », a-t-il expliqué.

A l’ouverture de l’exposition, le président du Comité scientifique, le Pr Goma Thethet, a fait un rappel de toutes les activités et démarches menées. « Nous avons foi et la conviction que le dossier que nous avons déposé au niveau de l’Unesco, qui sera examiné lors du Comité intergouvernemental qui se tiendra à partir du 13 au 20 décembre 2021, à Sri Lanka,  va aboutir. Nous pensons que lorsqu’il aboutira, tous serons très heureux de pouvoir célébrer cet évènement auquel nous aurions tous participé », a indiqué le président du Comité scientifique de la rumba congolaise.

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Pour sa part, le directeur délégué de l’Institut français de Brazzaville, Régis Ségala, a salué les efforts de tous les exposants ainsi que le Comité scientifique et les partenaires pour la réussite de cette exposition. « A travers cette exposition, vous démontrez que la rumba est bel et bien vivante encore aujourd’hui, elle n’est pas seulement populaire, elle est encore très présente et constitutive d’identité dans la vie quotidienne des Congolais », a indiqué le directeur . De son côté, le chargé d’affaires de l’ambassade de France au Congo, Louis Berthelot, pense que « la rumba n’est pas non plus figée dans le temps, elle continue de vivre et d’évoluer jour après jour dans les lieux de culture, cet héritage est aujourd’hui partagé. La démarche pour l’inscription de la rumba au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, portée par les deux Congo, sera très bientôt couronnée de succès ».

La rumba a émergé en 1930 et très connue à travers le monde. Elle a su s’exporter par-delà les mers et les océans jusqu’à Cuba, où les sonorités ont évolué, teintées de musicalités caribéennes et de rythmes nouveaux. La campagne d’information et de sensibilisation sur l’inscription de la rumba au patrimoine de l’Unesco se poursuit. La cérémonie d’ouverture de l’exposition a été agrémentée par l’orchestre Bana Poto-Poto.

Rosalie Bindika

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