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Langues maternelles en premières années scolaires recommandées !

En lingala, tshiluba, swahili et kikongo, la ville de Kinshasa a célébré, au Centre Wallonie-Bruxelles ce 21 février, la 19ème édition de la journée internationale de la langue maternelle. Plusieurs orateurs ont évoqué l’importance de ces langues qui accueillent l’être humain à sa naissance. Quatre auteurs ont également saisi la balle au bond pour présenter quatre ouvrages écrits en langues maternelles.

En présence de la Ministre de la culture et arts, le représentant de l’Unesco en RDC a lu le massage de la Directrice générale Audrey Azoulay de l’Unesco qui rappelle les engagements de son organisation en matière de défense et de promotion des langues qui sont plus qu’un moyen de communication, mais la condition de l’humanité.

« L’Unesco soutient ainsi les politiques linguistiques, notamment dans les pays multilingues, qui valorisent les langues maternelles et autochtones. Elle recommande l’usage de ces langues dès les premières années de scolarisation : car un enfant n’apprend jamais mieux que dans sa langue maternelle. Elle encourage également leur usage dans les espaces publics et notamment sur internet, où le multilinguisme doit devenir la règle. Chacune et chacun doit pouvoir, quelle que soit sa langue première, avoir accès aux ressources du cyberspace et y constituer des communautés d’échange et de dialogue. C’est aujourd’hui l’un des enjeux majeurs du développement durable, au cœur de l’Agenda 2030 de l’Organisation des Nations unies » a lu Abdourahamane Diallo.

Et de regretter que « toutes les deux semaines, une langue disparaît dans le monde, et avec elle, un pan de l’histoire humaine et de notre patrimoine culturel. Favoriser le multilinguisme, c’est aussi contribuer à enrayer cette disparition programmée ».

Hommage aux auteurs en langues maternelles !

Dans la foulée, « Oko zonga maboko pamba », « Kanyingèèlà », « Kamuke sukali » et « Ba salela ba bwaka »  ont été portés sur les fonts baptismaux par Augustin Bikale, directeur culturel de l’Unesco en RDC et par le professeur des langues Mukash Kalipe.

Il est à noter que l’œuvre  littéraire « Kanyingèèlà » est l’ensemble des poèmes luba transcrits, traduits en français et annotés par Crispin Maalu-Bungi édité aux éditions Mabiki. Cette œuvre résume la vie et l’œuvre de Kapajika Kamudimba Bikale Sha-Ngalula.

Devant des professeurs d’écoles primaires et élèves, cette activité est passée en langue nationale. Dans le jeu des questions réponses, il a été proposé à Richard Ali, directeur de la bibliothèque et au représentant des éditions Mabiki d’organiser chaque mois une rencontre pour discuter en et pour les langues maternelles congolaises.

Onassis Mutombo

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