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Tous derrière les FARDC

Bertin Kasolene, la danse contemporaine pour le changement positif !

Chorégraphe, danseur, interprète, Bertin Leader Kasolene est aussi activiste congolais vivant et travaillant à Goma, au Nord-Kivu. Dans son pays, la RDC, qui est devenu parfois un lieu où l’avenir des jeunes s’enfonce dans le désespoir causé par des guerres à répétition,… Bertin utilise la danse pour inciter ses contemporains,  enfants de la rue et orphelins à un changement positif au sein de la communauté.

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Bertin, inspiré de Michael Jackson, débute la danse étant en deuxième année primaire, en 2006. Trois ans plus tard, il intègre le groupe GOP (Groupe organisé pour la danse), dans lequel il perfectionne son art aux cotés des amis. GOP, devenu plus tard Spirit of the Danse, sera l’embryon de Inuka Danse Company, qui est une compagnie de danse contemporaine créée en 2016. Celle-ci regroupe actuellement trois danseurs qui donnent aussi des ateliers sur la création artistique.

L’artiste danseur et chorégraphe Bertin Kasolene pH. Tiers

Au fil des ans, la famille de Bertin découvra sa passion pour l’art, finie par le soutenir. Tendance qui n’a pas fait l’unanimité au sein de son entourage.

« En choisissant d’etre danseur, moi et mon frère nous avons été soutenu par notre famille. Ce qui n’a pas été facile pour notre entourage et notre famille élargie. C’était difficile pour eux de nous comprendre et de nous accepter en tant que danseurs. Ils supposaient que c’était une chose de voyous qui ne pourrait pas nous garantir un bon avenir », se rappelle-t-il lors de cet entretien.

Persévérant et résistant aux préjugés de sa famille élargie, Ce jeune artiste a su tirer son épingle du jeu car pour lui, la danse est une question de passion.

« Je n’ai pas choisi d’être danseur, je suis né danseur. C’est une passion. J’utilise mon corps comme un outil de changement positif. La danse pour moi c’est une façon de parler, d’identifier, et de faire la rencontre avec moi-même », se voue-t-il dans un ton de confiance.

De « Samani ya Kwetu » à «Zingahe» pour conscientiser les jeunes et mettre en lumière la culture africaine ! 

Il a eu à jouer de pièces de danse dont la plupart porte le message sur « la conscientisation, surtout chez les jeunes qui sont la force d’aujourd’hui et de demain. Je touche aussi les problèmes politiques et humains », nous relate-t-il.

A lire aussi : Le Festival de danse « Me Ya Be » se pointe à l’horizon ! 

Parmi ses pièces de danse les plus célèbres, il y a « Samani ya Kwetu » (la valeur de chez nous) qui a mis ensemble les danseurs Congolais, Burundais et Rwandais pour pour échnager  sur la nécessité d’unir toutes les cultures africaines pour résoudre certains problèmes sociétaux. Dans « Usingizi » ( le sommeil ), il expose une jeunesse congolaise plongée dans un sommeil prochain. Il tire la sonnette d’alarmer pour la réveiller en vue du développement du pays. Jouée lors de la première édition de Hadisi Urban Festival en mars 2020 qui est un rendez-vous annuel de la danse contemporaine de GOMA, la pièce «Zingahe» (Ça coute combien ?) interroge le Congo, un endroit ou l’avenir des jeunes s’enfonce dans le désespoir continu provoqué par des nombreuses guerres, la violence contre les femmes et les enfants, le tribalisme. Il lance, à travers celle-ci, un appel à la jeunesse pour pouvoir réagir face à tous ces problèmes. Selon lui, il faut considerer les gênes qui entourent les congolais, pas seulement, comme de problèmes mais aussi de véritables solutions,  opportunités et une source d’un changement.

La danse au service des enfants de la rue et orphelins de la région

Arrêtée momentanément pour cause d’observance des gestes barrières contre le Covid 19 en RDC, la formation de danse contemporaine africaine dispensée par cet artiste à une dizaine d’enfants de la rue et orphelins attend le rétablissement normal de la situation.
« Je fais cette formation pour que les enfants puissent utiliser la danse comme l’expression pacifique mais aussi un moyen par lequel l’on peut retrouver son identité. Je travaille avec les enfants car je suppose qu’avec eux, on peut faire tant de choses grâce à leurs potentiels. Je n’ai les apprend pas seulement la danse mais pourquoi danser », se justifie-t-il sereinement.

Bertin Kasolene, aussi fondateur de «Nguvu ya Africa » qui est une organisation qui fait la promotion de bien-être social et économique des femmes et filles pour leur autonomisation, se fixe comme objectif de carrière d’ouvrir un centre culturel où  il pourrait encadrer les enfants de la rue et orphelins ayant des talents et des rêves à réaliser.

David Kasi

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