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«Congo in conversation» : 11 photographes congolais exposent sur les grilles de la tour Saint-Jacques à Paris

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Sur les 15 photographes congolais qui ont participé au 11e Prix Carmignac du photojournalisme consacré à la République Démocratique du Congo, 11 exposent leurs photos sur les grilles de la tour Saint-Jacques à Paris, France du 6 au 27 janvier 2021.

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« Congo in conversation », attribué au photographe canadien et britannique Finbarr O’Reilly, est un reportage collaboratif qui documente les défis humains, sociaux et écologiques que le Congo affronte au temps du Covid-19.

Avec « Congo in conversation », le Prix Carmignac offre à ces photographes congolais une tribune pour contribuer à la conversation mondiale, témoigner en commun de la situation sur le territoire de la RDC, et sensibiliser les opinions publiques. Il est basé sur un site Internet crée pour l’occasion et relayé sur les réseaux sociaux. Il est aussi un flux continu et inédit d’écrits, de reportages photos et de vidéos, que les visiteurs peuvent consulter par thèmes et par contributeurs.

Retour sur la genèse du projet

Vue de l’exposition à Paris ph. tiers

En janvier 2020, Finbarr O’Reilly, photographe indépendant et journaliste multimédia, lauréat du World Press Photo of the Year en 2006, a décidé de rejoindre la RDC pour un long reportage photo de 6 mois. Pour cause du coronavirus qui a atteint l’Afrique et la RDC au mois de mars 2020, il a décidé de rentrer à Londres, en Angleterre. Pendant ce temps, l’épidémie d’Ebola a aussi refait surface dans l’Est du pays. Pour raconter les défis auxquels font face les congolais, Finbarr collabore avec 15 photographes et journalistes basés en RDC. Ces derniers ont couvert en images, vidéos et écrits, plusieurs thèmes pendant la crise sanitaire dont entre autres, l’économie informelle, la conscience noire, la danse au temps du Covid 19 ou encore le manque d’électricité.

« En tant que photographe local, c’est vraiment un grand pas d’etre exposé au niveau international »

 

Parmi les 15 collaborateurs, ils sont 11 dont Arlette Bashizi, Dieudonné Dirole, Charly Kasereka, Justin Makangara, Guylain Balume Muhindo, Guerchom Ndebo, Raissa Karama Rwizibuka, Moses Sawasawa, Pamela Tulizo, Ley Uwera et Bernadette Vivuya qui exposent leurs series de photos à Paris.

« En tant que photographe local, c’est vraiment un grand pas d’etre exposé au niveau international. Cela va certainement me permettre d’élargir mon audience mais aussi d’etre en contact avec plusieurs médias qui reconnaissent le travail que nous avons fournis », s’est montré joyeux Moses Sawasawa au micro de arts.cd.

« Voir nos photos exposées en pleine rue de Paris, ça me réjouit parce que on vient voir la voix congolaise qui retrace le Congo au niveau international. Le Congo qui, depuis longtemps, a été connu par la guerre, la violence, le phénomène enfant soldat…à travers les photos qui ont été exposées, on voit cette réalité multiple, qui est plus complexe et donne la vraie image du Congo en dehors de ces guerres et violences », a martelé de son côté Bernadette Vivuya avant de suggérer que « cette exposition puisse aussi se faire en RDC ».

Le Prix Carmignac du photojournalisme a été créé en 2009 suite à la crise des médias et du photojournalisme sans précèdent par Edouard Carmignac. Ce prix soutient, chaque année, la production d’un reportage photographique et journalistique d’investigation sur les violations des droits humains dans le monde et les enjeux environnementaux et géostratégiques qui y sont liés. Sélectionné par un jury international, le lauréat reçoit une bourse de 50 000 euros lui permettant de réaliser un reportage de terrain.

David Kasi

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