vendredi, avril 19
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De Bébé à Tshanda, l’ère de la reconquête !

Tshanda ph. tiers

A part ses apparitions aux côtés de son père Maray-Maray (ancien compagnon de Papa Wemba) et sa mère suisse, Tshanda Sangwa, alors qu’il n’avait qu’à peine que 5 ans, a su marquer la décennie 2000 à travers sa voix bambine dans les spots publicitaires adulés par les enfants dont « Bébé Rico », « Bébé élégance » y compris quelques chansons en tshiluba « Leja bulela ». Plus de 10 ans plus tard, il n’est plus celui-là qu’on transportait par ses parents pour monter sur scène, du haut de ses 23 ans, il s’est vite débarrassé du mot « Bébé » pour ne garder que « Tshanda » ainsi démarre véritablement sa vraie vie d’artiste professionnel.

Baigné par les rythmiques du majestueux fleuve Congo dès son jeune âge, Tshanda a visiblement grandi. Son dernier son, « Yélé » confirme encore l’envie du tout premier artiste congolais de moins de 10 ans à se produire au somptueux stade des Martyrs, à impacter. D’une part. D’autre part, à donner une nouvelle image de lui en tant qu’artiste à part entière auscultant divers horizons musicaux.

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Arrivé à Kinshasa il y a quelques semaines passées, à la fin du mois de juin dernier, les jeunes de la capitale ont redécouvert celui qu’ils appelaient Bébé Tshanda, nostalgie oblige, mature et libre sur la scène de la 9ème édition du Festival aiR D’iCi à l’Institut Français, Halle de la Gombe. Des showcases dans quelques boites de nuit de Kinshasa ont permis au fils de Maray-Maray de se frotter à la vie de nuit et de palper les réalités musicales actuelles de son pays, République Démocratique du Congo.

Ô temps, Ô moeurs !

Si en 2003, 2004, c’étaient Werrason, JB Mpiana, Koffi Olomidé, Papa Wemba, Kester King,… les donnes ont sensiblement changées. De nos jours, les leaders d’hier ont été obligés par la force de passer leurs mains aux hommes forts du moment. Fally Ipupa, Ferré Gola, Robinho, Fabregas, Innoss B, Gaz Mawete sont désormais des têtes qui font la loi de la zik congolaise, bon gré, mal gré.

Ayant compris cela,  Tshanda n’a pas croisé les bras durant sa présence kinoise. Il en a saisi la balle au bond pour tailler bavette longuement avec plusieurs artistes d’ici notamment ses amis Innoss’B et Gaz Mawete, qui, ces derniers, assurent la relève de cette musique du coeur d’Afrique.

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Son œuvre « Yéle», avec déjà plus de 300 mille vues sur sa chaine Youtube, sortie quelques jours avant son arrivée à Kin, traduit son esprit ouvert aux nouvelles mélodies. De l’afrotrap à House, le natif de Genève en 1996 veut reconquérir sa place perdue depuis son départ vers l’hexagone. Sa détermination avec des œuvres telles que « Fais la tourner » prouve que ce jeune de 23 ans se sent prêt à reprendre sa place sur les planches congolaises.

Il y a adage africain qui dit « un chef ne laisse jamais son village vide ». Et celui qui part à la chasse ? Cette reconquête se fera-t-elle de loin ? Puisqu’il n’est plus résidant en RDC. Etant jaloux,  le temps ne va rien rater l’occasion pour une réponse concrète.

Onassis Mutombo

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