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Expo/ ‘‘Bouche cousue’’ : Le photographe Jim Sumkay immortalise les images du quotidien sous ‘‘l’ère covid’’

Les visiteurs qui ont le loisir de sillonner les couloirs du nouvel édifice du Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa sont épatés. Epatés par la qualité et l’originalité des œuvres que proposent les artistes à l’affiche dans ce centre culturel rénové. Déployée au troisième niveau de ce somptueux bâtiment, une quarantaine de photographies du Liégeois Jim Sumkay captive l’attention des curieux qui viennent découvrir ces images de l’expo ‘‘Bouche cousue’’, lancée le lundi 19 septembre dernier.

Bien entendu, le vernissage de cet évènement a coïncidé avec l’inauguration du nouveau bâtiment du Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, sur l’avenue de l’Equateur, dans la commune de la Gombe. Cérémonie présidée par le Ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, M. Pierre-Yves Jeholet, en présence du Vice-premier ministre congolais en charge des affaires étrangères, M. Christophe Lutundula.

L’occasion s’est avérée propice pour se remémorer les temps forts de la pandémie du coronavirus, à travers les images du quotidien minutieusement sélectionnées par Jim Sumkay.  L’expo ‘‘Bouche cousue’’ promène, en effet, les visiteurs dans les rues, couloirs, carrefours et autres places publiques de l’Europe où l’auteur des portraits s’est focalisé sur des scènes qui pouvaient paraître banales, mais qui, aujourd’hui, revêtent une importance capitale pour des archivistes, voire des historiens.   

La société de ‘‘Bouche cousue’’

En plein cœur de la pandémie de coronavirus en fait, tout citoyen est tenu de porter son masque en public, sous peine de sanction. Ces mesures de rigueur sanitaire instituent, selon Jim Sumkay, une société de ‘‘Bouche cousue’’ qui frise parfois le ridicule.  

Dans ses posters sans légende, l’artiste photographe autodidacte belge laisse au public le loisir de se faire lui-même l’opinion des scènes auxquelles il assiste : un jeune couple contraint de s’embrasser sans ôter les masques, le prêtre appelé aussi à célébrer ses messes avec une bouche bandée… la liste est longue.

Un ‘‘No comment’’ éloquent

Même les couleurs ne sont pas choisies au hasard. Tout est en noir et blanc, plongeant l’environnement dans un environnement morose. Photographe du quotidien, Jim Sumkay ne laisse de côté les sans-abris, les étrangers (Africains, Asiatiques…) qui trouvent asile en Europe…

Il s’attarde aussi sur les masques originaux que portent des religieux barbus, des Orientaux en turbans, y compris des masques encombrants qui empêcheraient au Père Noël de circonstance d’être bavard, au point de contaminer les bénéficiaires de ses cadeaux…         

Né en 1954, Jim Sumkay a été formé en dessin à l’Institut Saint Luc de Liège (Belgique). La plupart de ses expositions sont constituées d’un grand nombre de photos collées sur les murs des villes, dans l’espace public. Depuis 2005, il est l’auteur de ‘‘No comment’’, un reportage photographique ininterrompu. Une performance d’artiste, d’autant qu’il n’y a aucun jour de relâche.

Yves KALIKAT/Forum des As

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