Expo : Patsheli Kahambo peint « Yebela » et « Wumela »  à Brazzaville

L’artiste dénonce, sur ses toiles,  la sphère sociopolitique de son pays, la RDC. Un pays dans lequel se jouent les calculs et les ambitions politiques à travers des alliances qui se tissent le jour et se délient le soir. Originaire de la République Démocratique du Congo, l’artiste plasticien Patsheli Kahambo Kitenge est à l’honneur à la ville la verte, Brazzaville au siège des ateliers Sahm jusqu’au 10 aout 2017.

Les œuvres exposées s’inscrivent dans le mouvement artistique et intellectuel Pop Art, inspiré notamment par l’anglo-américain Andy Warhol qui résulte du choix des thèmes sur des œuvres dans la publicité, la vie quotidienne, le monde des stars du cinéma ou de la chanson.

La mixture de l’acrylique, du sable et de la mousse de savon sont les procédés utilisée par Patsheli Kahambo sur ses toiles et papiers. Au travers d’un cimetière couronné des gerbes des fleurs aux inscriptions indicatives sur son pays, il illustre la crise économique, les conflits armés et le chômage pour un pays en ressources naturelles abondantes. Ces œuvres, intitulées « Wumela 2 », « Mal-à- l’aise », « Yebela », « Anges », « Esprits de mort », illustrent des expressions à la mode en RDC.

Œuvre  » Esprit de mort »

L’artiste s’est concentré sur l’art abstrait conceptuel d’où il explore la technique de l’acyclique moussée sur la toile et sur papier. Sa démarche artistique vise à stimuler le contemporain à œuvrer pour la perfection. Il utilise de la peinture acyclique qu’il mélange avec d’autres substances pour obtenir de la mousse qui, une fois sur ses tableaux, se laissent diriger par la brosse et le pinceau.

Un mot sur l’artiste

Né à Kinshasa, Patsheli Kahambo est détenteur d’un diplôme d’Etat en peinture de l’Institut des beaux arts en 2010. Gradué en arts plastique depuis 2013, il a participé à plusieurs expositions surplace et à Brazzaville. Il est lauréat du troisième prix de la 5ème édition de la Rencontre internationale de l’art contemporain ( RIAC) organisée en 2016 par les ateliers Sahm. Il a aussi bénéficié d’une bourse de deux semaines à la Fondation Blachère en France pour se perfectionner.

 

B. Ipan Le Potentiel

%d blogueurs aiment cette page :