« Félicité », les réalités de Kinshasa s’exportent !

 

 Dans un entretien avec Emilie Guitard, réalisé par Alain Kassanda, Alain Gomis revient sur la genèse de Félicité et sa réception par le public nigérian. Ici, les productions de Nollywood et les blockbusters américains règnent en maîtres dans les nouvelles salles de cinéma ouvertes depuis quelques années dans les grandes villes du pays.Mais ce soir, dans les rangées de l’Art Theater, les spectateurs nigérians vont se laisser emporter par un tout autre cinéma. Un cinéma qui leur parle d’histoires similaires aux leurs, avec des personnages qui pourraient être leurs parents, leurs frères ou sœurs, leurs ami(e)s, leurs voisin(e)s, dans une grande ville africaine, Kinshasa, qui n’est pas sans rappeler les « megacities » d’Ibadan ou de Lagos dans lesquelles ils évoluent au quotidien. Un cinéma auquel ils peuvent s’identifier, grâce notamment au personnage de Félicité, héroïne éponyme du film, à la fois femme-esprit, chanteuse de bar et habitante d’une mégapole africaine.

Le personnage central, Félicité, est une femme. Un fait qui n’est pas anodin, dans un paysage cinématographique qui manque encore cruellement d’héroïnes noires, notamment africaines. Par ailleurs, Félicité est pauvre. Non pas de cette pauvreté crasseuse dont nous abreuvent trop souvent les médias occidentaux, mais d’une pauvreté somme toute banale, qui affecte la majorité des citadins des grandes villes d’Afrique subsaharienne aujourd’hui. Chanteuse de bar, mère célibataire, vivant dans deux pièces simplement meublées d’une concession partagée, Félicité mène, comme nombre de Kinois, une vie fondée sur une savante « économie de la débrouille ».

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