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Josué Mpaka : « Un humoriste est un peu comme Dieu (…) »

Evoluant au sein du label Les Salop’Arts depuis trois années, Josué Mpaka Limba est  un jeune artiste qui fait de l’humour pour partager sa joie de vivre. Pour lui, l’humour au départ, est un art qui a la forme d’ironie qui est à la fois plaisante, sentimentale et satirise. Arts.cd vous amène à la rencontre d’un talent. Découverte. 

C’est quoi l’humour pour vous ?

Je suis encore étudiant à l’Ina. J’ai passé deux années dans la faculté des arts dramatiques. Pour le moment, je viens de passer en troisième année de graduat où je me suis décidé de faire le cinéma. En tant qu’humoriste, j’ai trois ans de carrière. Donc, trois années depuis que je travaille avec Ronsia Kukielukila au sein du mouvement Les Salop’arts.

Pour moi, l’humour est le seul métier où l’artiste se fait d’abord plaisir avant de le transmet aussi à son public direct. D’un côté ou de l’autre l’humoriste fait un peu le même boulot que Dieu : ce qui consiste à guérir les malades en leur offrant le rire thérapeutique.

Pourquoi êtes-vous devenu humoriste au lieu d’un autre métier?

Au départ, je n’étais pas humoriste, j’étais un jeune homme qui aimait suivre des vidéos des humoristes, des gags et des filmes des comédiens. J’aime beaucoup voir les gens heureux. Offrir les gens autour de moi du plaisir, je me suis lancé dans cette aventure et me voilà humoriste.

Et C’est Ronsia Kukielukila qui m’a donné l’envie de le devenir. Je l’ai connu au quartier Kimbangu. Il reste pour moi un grand frère, un ami et un confident. En 2014, j’ai reçu une formation en stand up comédie auprès de lui. Au sortie de celle-ci, il a aussi formé un groupe des jeunes humoristes appelé Les Salop’Arts de l’humour, qui est devenu l’une des pépinières des jeunes artistes humoristes à Kinshasa.

Avez-vous déjà participé aux activités ayant trait à l’humour ?

Oui, Je fais les trois spectacles de « On est équipé » de Drôle de samedi à Amaryllis et toutes les  soirées «  le drôle de samedi » et « Sunday comedy ». Et enfin dans des activités scolaires.

Quelle analyse faites-vous de l’humour à Kinshasa ?

En RDC, l’humour est parmi les arts qui n’ont pas encore atteints le sommet. Ce n’est pas par manque de bons humoristes, car nous en avons, mais le problème se situe à plusieurs niveaux ; pas des salles adéquates, le sponsoring aussi reste un défis, l’accompagnement du Ministère de la Culture tarde, les conditions de travail n’en parlons même pas…

En plus,   je crois que nous devons plus intégrer ou réintégrer la culture de se détendre et se divertir en RDC, parce que cette culture a perdu son vrai sens. Notre humour a vraiment besoin d’un coup de pousse.

Quels sont vos projets ?

 J’aimerais bien devenir un jour un grand humoriste congolais. Devenir comme Gad Elmaleh de la RDC, et prester dans toutes les langues internationales.

Si tout marche comme nous l’espérons, déjà l’année prochaine, je vais produire mon premier « One man show ». et je vais en produire un chaque année. Je crois fermement que le meilleur est en venir.

 

Sarah Lukoji

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