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Les 10 hits urbains congolais de l’année 2018 !

10 hits urbains de la RDC 2018

L’année 2018 a été marquée par des tubes proposés par des artistes urbains congolais. De Goma à Boma, de Kisangani jusqu’à Kingasani, des sons dansants et rumbas ont animé la vie publique. Dans cet article, www.arts.cd revient sur les 10 meilleurs hits qui ont cartonné durant 2018 :

  1. “Biloko ya boye” : Alesh King Lesh

 

Alesh ph. tiers

En pleine année électorale, quoi de mieux qu’un titre qui conscientise, interpelle, accuse et met en garde les congolais à travers un son dansant du magicien Kratos Beat. Son auteur, Alesh Chirwisa n’est pas dans son premier essai. Originaire de la ville de Kisangani,  résidant et travaillant à Kinshasa depuis un temps, Alesh a bien choisi son moment.

Pendant que les Congolais se posaient mille et une questions sur le comportement des gestionnaires de la chose publique et de l’inattention des députés, ce jeune a exprimé dans sa chanson, « biloko ya boye« , le ras-le-bol collectif sous ses diverses formes. Succès épatant.

 

Le refrain « Toko Voter lisusu » est devenu l’hymne électoral de la sanction, le plaçant ainsi dans la peau de Franco Luambo du temps moderne. Brazzaville, étant à l’écoute de Kinshasa,  cette ville voisine n’a pas hésité d’adopter cette chanson pour dénoncer les situations presque similaires aux Congolais de Kinshasa.

  1. « Ozo beta mabe » : Innoss B
Innoss B ph. tiers

« Veni vidi vici ». Innocent Balume a pris l’habitude de bien faire danser. Depuis « Pola », Innoss B ne rate presque plus ses titres dansants. Le carton de l’année 2018 reste « Ozo beta mabe ».

Loin des mouvements corporels et des chorégraphies dignes des écoles de danse, ce morceau prohibe les attitudes de certains êtres humains qui ferment les portes aux autres pour rester longtemps les seuls épicentres. Durant l’année 2018, Innoss B, qui s’est montré aussi artiste de la rumba, a poursuivi son ascension en tant que jeune leader.

 

  1. « Olingi nini » : Gaz Mawete

Mi rumba, mi afrobeat, « Olingi nini » de Gaz Mawete a démontré que ce jeune pouvait naviguer sur toutes les sonorités comme un paquebot sur une mer. Avec près de trois (3) millions de vues sur youtube, la nouvelle recrue du clan Boma Ye Music, après « Paulina », continue à apporter des touches nouvelles à sa musique se perdant parfois entre la rumba, le ndombolo, l’afrobeat.

Auteur de « Mukolo ya zoba » et gagnant du concours Best of the best All Star, Gaz Mawete a, depuis, pris de son envol affichant librement ses ambitions de devenir l’un des grands noms de la musique congolaise sur la scène internationale.

 

  1. « Ma Katangaise » : Dj Samarino

C’est la surprise de l’année.  « La Katangaise », ce jeune Dj frais, venu du district de la Tshangu, offre un son dansant plein de perversions. D’abord Dj dans des night-clubs de la capitale, ensuite collaborateur de Gaz Mawete, Dj Samarino qui a lancé sa carrière solo, ne va rien regretter d’avoir essayé.

Dj Samarino ph. tiers

« La Katangaise », un coup, une flamme. Le plus dur est de garder le cap. Souvent, des artistes meurent artistiquement après leur premier succès, puisque le travail de qualité ne suit pas. Dj Samarino prouve sa capacité d’improvisation dans « La Katangaise ». « Longwa na sima maman ». Cependant, il est attendu au tournant lors de sa deuxième voire troisième proposition.

 

5. « Famille munani toka » : Black Man Bausi feat Archip Romeo

La chanson a fait carton plein à Goma. Son écho a été entendu à travers la République, pas pour sa qualité ni pour sa composition, non. Mais simplement parce qu’au mois de février 2018, juste après sa sortie, Black Man Bausi, son auteur et son ami, ont été enlevés et retrouvés quelques jours plus tard vers Nyiragongo.

L’opinion locale a accusé ouvertement un célèbre Pasteur de l’église Cité du Refuge d’être à la base de cet enlèvement, puisque les deux artistes urbains de la ville principale du Nord-Kivu l’imitent et dénoncent certaines de ses pratiques. « Famille Munani Toka », « Ma famille m’a abandonné », cri de guerre pendant ses prêches. Produit par le studio FG, Black Man Bausi et Archip Romeo méritent cette cinquième suite à l’impact qui a suivi la sortie de cette chanson et cette arrestation n’a fait que créer un couloir artistique favorable à ces deux jeunes artistes congolais.

 

  1. « Tika makolo na nga » : Gaz Fabilous
Gaz Fabilous ph. tiers

Gaz Fabilous, cet artiste n’arrête pas de surprendre. Son hit de l’année 2018 est venu confirmer son talent de peintre musical de sa société. « Tika makolo na nga » s’aligne sur la droite ligne de ses compostions retraçant une vie de nuit de Kinshasa pleine de réalités malignes surtout entre copains et  copines.

You pe weah », « Mibali ya zuwa », Gaz Fabilous, qui se repose sur un coaching de la structure « Le Bailleur », a encore de beaux jours devant lui, pour faire danser avec son style mêlant humour et rap… « makuta makesa, rap makesa ».

 

 7. Praise the lord : Jow B ft El Georges

Jow B beatmaker, arrangeur et rap ph. tiers

C’est le seul son gospel dans les 10 hits urbains congolais de l’année. « Praise the lord », le titre est vraisemblablement une révolution de la musique gospel en République démocratique du Congo.

Beatmaker et arranger, Jow B de l’église La Compassion est sorti de l’ordinaire.  Basant sa rythmique sur la cadence kasaïenne colorée d’afrobeat, Jow B propose ce qui peut être la chanson de référence de la musique gospel.

Chanté en lingala, en tshiluba et anglais, d’ailleurs Dieu n’a pas de langue, le son est captivant surtout que c’est dansant.  « Praise the lord » est et restera ce chef-d’œuvre que les amoureux de la bonne musique ne se lasseront en aucun moment d’écouter.

  1. « Danse ya Loketo : Dj Darkazart

 

Dj Darkazart ph. Bomaye Picture

Genre de son qui permet aux danseurs de bouger sans interruption. « Danse ya loketo », pas de paroles nourries, Dj Darkazart a offert aux Congolais un son qui a eu du mal à quitter le répertoire des coins chaud de la ville.

Des provinces proches de Kinshasa n’ont résisté à cette vague de la danse de hanche. Célèbre dans les night huppés des provinces, « Mister Mukengeshay » est attendu au tournant pour son prochain son qui doit encore convaincre pour confirmer sa place amplement mérité.

 

 9. Coup de foudre : RCL Gloss

 

RCL Gloss ph. tiers

Rachel Gloss. « Coup de foudre ». Entre la rappeuse et sa composition, il y a un lien, la séduction. Pour illustrer, l’amour et la passion liant RCL Gloss à son métier, la vidéo de cette chanson a été tournée dans la ville portuaire de Matadi, montrant presque des scènes adultes XX.

Lancé depuis un temps par Kinshasound, RCL Gloss reste parmi les femmes musiciennes congolaises qui n’ont pas quitté l’actualité musicale durant toute l’année 2018.

« Coup de foudre » est une chanson qui a mixé les sonorités afro-rumba-rnb rendant aussi hommage à une célébrité congolaise Mpongo Love.

 

  1. « Likolo » : DJ Amaroula ft P2N
Dj Amaroula ph. tiers

Après trois ans, Dj Amaroula est sorti de son long sommeil. « Likolo » en featuring avec Dj 2PN de Lubumbashi lui a permis de renaitre de ses cendres.

Patrick Bizimungu aka Dj Amaroula qui a pris, à l’en croire, son temps pour se ressourcer et se lancer dans les actions humanitaires à travers l’Ong Mukaji, promet  la sortie de son prochain album « Morsure de cobra » qui aura 7 titres.

« Likolo » faisant partie de la bande d’annonce de son album marque déjà les esprits grâce à son rythme saccadé.

 

Onassis Mutombo

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