jeudi, juillet 18
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Tous derrière les FARDC

Musiciens congolais et polémique : Jumeaux !

Ce qui est intéressant, dans la musique congolaise, c’est qu’on peut réussir une plongée dans l’intimité de nos stars, voire dans leurs basses habitudes… Et quand l’on est initié, on capte 5/5 le message là où le commun des mortels ne comprend pas très bien… Ebandi lelo te, topekisa pe bango te, bandongwana kaka!
Quand, usant de stratagèmes de tous genres, Franco se débarrasse de la frange brazzavilloise (Edo Ganga, Célestin Kouka, Lubelo de la Luneau, …) et de Vicky Longomba au sein de l’Ok Jazz, pour en prendre la direction et rester seul maître à bord, il se heurte plus tard à un esprit plus coriace que lui: Jean Munsi dit Kwamy! «Désormais, celui qui se présente à la séance de répétition avec un retard fût-il de cinq minutes, sera renvoyé du groupe sans aucune forme de procès… Le lendemain, Franco est déjà là, fidèle au poste, notant, des yeux, la présence de chacun… La séance commence, ce n’est que trente minutes plus tard que Kwamy se présente, les mains en poches, … Franco lui demande de rebrousser chemin, hurlant quasiment sur lui… D’un pas résolu, Kwamy s’approche au contraire du déjà célèbre guitariste! Et lui fait savoir son départ, et surtout qu’il n’a jamais été impressionné par lui… C’est alors qu’après Franco se fait expliquer le surnom de Kwamy, déformation d’un « mobola têti face aux Anglais», Kwame Nkrumah!

L’imposant chanteur teke à la coiffure zazou rejoint par défi le groupe rival de l’époque, African Fiesta du trio Rochereau-Nico-Izeidi… Premier titre, premier pamphlet, «Faux millionnaire»… Franco capte 5/5 le message, et va répliquer… Ce sera un cycle infernal de chansons mbuakela entre les artistes!

C’est ainsi quand, dans «Caligula» de Karmapa, j’entends ceci «Moto ya mbongo akangaka frigo na kumba te» ou encore «tata oyo alie musuni na ndaku, aye kolombola mikuwa kaka esika biso batu toliaka matembele tovandaka!», ça me plie terriblement! Une fois, des danseuses venues retoucher leur coiffure dans un salon de Matonge, racontent leurs ébats avec leur patron, comme si elles parlaient de la cuisine, sans tabou ni retenue, provoquant l’hilarité générale… Et quand j’entends «Akotelaka bana batu butu-butu», là aussi ça me plie! Et j’attends la réplique de Caligula, au pied du Capitole…

D.M./facebook

Le titre de arts.cd

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