Solange « Mindondo », 1 an déjà dans l’au-delà !

Mindondo ph. tiers

« Dieu sait donner ; il sait aussi reprendre »’, prévient une sagesse. Une année jour pour jour, des larmes ont coulé à l’occasion de la mort de Solange Ngolomingi dite ‘’Mindondo’’. C’était une artiste professionnelle formée aux humanités artistiques puis   à l’Institut national des Arts (INA). Au sein du groupe Salongo (de la radiotélévision nationale), elle avait mis son talent au service de la télédramatique.

[masterslider id= »2″]

Son parcours n’a pas moins influé sur l’entendement de beaucoup de jeunes qui l’admiraient.  Des filles ont  même été surnommées Mindondo, suite au courage et au franc-parler dont elles faisaient montre dans leur entourage. Par sa disparition, la Compagnie Théâtre national congolais, CTNC a perdu une danseuse professionnelle qui y avait eu un parcours de deux décennies. ‘’Mindondo aimait l’art et en avait fait l’activité de sa vie. Ce penchant pour les œuvres de l’esprit la ressourçait et, en y puisant de l’énergie nécessaire, elle se renouvelait dans son personnage ’’, a témoigné une proche de l’illustre disparue.

A chaud, l’artiste Ndungi Mambimbi, alias Masusu Débrindet avait déclaré sur la radio top Congo : ‘’ Nous venons de perdre un personnage  très actif dans le domaine du théâtre en  RDC. Son expérience et ses conseils valaient beaucoup pour de jeunes talents. En effet, la disparition de Mindondo est un coup dur pour nous, pour le théâtre et le public. C’est un grand trou créé au sein de notre association’’. C’était en sa qualité de numéro un de l’Association nationale du théâtre professionnel et du cinéma du Congo, ANTPC.

 L’artiste ne meurt que s’il quitte son personnage

 « Le craquement d’un gros arbre produit des échos aux confins du village », renseigne une sagesse. La mort de la quarantenaire conforte, en effet, le verdict biblique rendu dans l’Ecclésiaste 3 : ‘’Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, un temps pour mourir ; un temps pour planter et un temps pour arracher ce qui a été planté…’’.

L’artiste repose depuis, à la Nécropole de la N’Sele. L’esplanade du stade des Martyrs était le cadre choisi pour les derniers hommages. Des délégations d’artistes, des troupes théâtrales de la ville province de Kinshasa et celles venues de provinces et d’autres de l’extérieur du pays avaient fait le déplacement du lieu d’exposition mortuaire. Des officiels, des anonymes parmi lesquels admirateurs et admiratrices, des troupes d’amateurs de cinéma, de théâtre, de ballet et d’autres indépendants ont alors défilé. Les uns et les autres avec leur gerbe de fleurs, se joignant à la famille éplorée pour faire les adieux, et rappeler que l’artiste ne meurt que s’il quitte son personnage.

Payne

%d blogueurs aiment cette page :