IXès jeux de la Francophonie : Les culturels haussent le ton !
Le sport, aux petits soins à travers les travaux actuels en cours dans les stades Tata Raphaël et des Martyrs ainsi que leurs abords immédiats, fait ombrage à la culture dont les infrastructures sont à l’abandon, le gros des préparatifs est dirigé vers le volet sportif de l’événement que va accueillir la ville de Kinshasa […]

Depuis le coup d’envoi des travaux effectués, le 9 avril, par le président de la République, les Kinois réalisent un peu mieux l’importance du rendez-vous à venir. Les prochains Jeux de la Francophonie se préparent. Pour Kinshasa, c’est une joie de voir les deux plus grands pôles d’attraction qui rythment sa vie sportive entourés de palissades. Un encouragement à l’endroit des sportifs alors que l’indignation qui se murmurait jusqu’ici dans l’univers de la culture kinoise se dit à voix haute. Artiste et opérateur culturel, Michel Ngongo en vient à se demander si les responsabilités ne sont pas partagées aux niveaux international et local.
A ce jour, pour lui, cet accompagnement n’est pas aussi perceptible qu’il le devrait dans l’univers culturel, il n’est pas ressenti car certaines questions ne sont toujours pas résolues à l’instar des sites dédiés ou à pourvoir.
“De son côté, l’ASBL Artiste en danger s’est résolument lancée dans une campagne de revendication affirmant que les culturels regroupés en son sein « se plaignent de ne pas avoir…
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De son côté, l’ASBL Artiste en danger s’est résolument lancée dans une campagne de revendication affirmant que les culturels regroupés en son sein « se plaignent de ne pas avoir de salles de spectacles adaptées pour accueillir cet événement de grande envergure ».
Du côté du Comité national des Jeux de la Francophonie (CNJF), l’on brandit le cahier des charges pour expliquer que le sport jouit de ce traitement différent avec les constructions en cours et la réhabilitation des stades.
Mais, pour Michel Ngongo,
En référence à l’ancien document, « parmi les sites repris, il y avait notamment le Palais du peuple mais aussi la Fikin où des activités culturelles devraient s’y tenir ». Le plus flagrant, déclare Michel Ngongo, c’est que le village d’hébergement et des partenaires étaient prévus à la Fikin. Il serait donc, à son avis, « déplacé et mal intentionné de prétendre que le Comité national ou international se base sur le cahier des charges alors qu’il n’est pas respecté parce que certaines choses ont évolué depuis l’époque de sa signature ».
Le CIJF ne s’implique pas
D’autre part, renchérit le culturel outré : « entre novembre-octobre de l’année passée, à l’occasion de l’avant-dernière mission du CIJF conduite par la directrice Zeina Mina et quelques experts, un avenant avait été signé. Les Jeux initialement prévus pour 2021 ont été reportés pour 2022 à la demande de la RDC à la suite de la covid-19 ».
Et de soutenir :
Des sujets sont élagués de façon subjective comme le fait de prétendre que le Palais du peuple fait partie du cahier des charges.


