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MUSIQUE / DANSE

Adolphe Dominguez : « Je m’engage en politique parce que la musique ne marche plus »

Ne trouvant plus son compte dans l’art, Adolphe Dominguez dit Tata Mobish pense trouver son refuge dans la politique. Figure emblématique du Clan Wenge, ce chanteur congolais reconnaît que sa carrière musicale balbutie à cause des difficultés que connaît la musique congolaise actuellement sur le terrain. « Notre secteur est abandonné. Les choses ne marchent plus pas […]

Adolphe Dominguez : « Je m’engage en politique parce que la musique ne marche plus »
Adolph Dominguez ph. tiers

Ne trouvant plus son compte dans l’art, Adolphe Dominguez dit Tata Mobish pense trouver son refuge dans la politique. Figure emblématique du Clan Wenge, ce chanteur congolais reconnaît que sa carrière musicale balbutie à cause des difficultés que connaît la musique congolaise actuellement sur le terrain. « Notre secteur est abandonné. Les choses ne marchent plus pas dans notre musique. Personne n’est à l’abri de la réalité actuelle sur le marché. D’une part, les personnes que nous avons placées au parlement, n’ont rien fait pour trouver des solutions aux problèmes qui rongent la musique congolaise. Vraiment on est déçu de leur mandat…», a déclaré, au micro de Jordache Diala, le patron de Wenge Tonya Tonya.

Piraterie des CD, droit d’auteur, carence des producteurs et interdiction des spectacles de musiciens congolais en Europe. Ce sont des maux qui rongent la musique congolaise. A cela, explique-t-il, s’ajoute la situation économique qui ne permet pas aux fans de se procurer le CD sur le marché à cause de la misère sociale. Par ailleurs, le géniteur de la célèbre chanson « Voyage » déplore farouchement le système instauré par l’actuelle génération de musiciens congolais qui lancent chaque trois ou six mois un album.

Pour lui, c’est une mauvaise politique qui prouve que le circuit ou l’industrie musicale congolaise fonctionne dans l’imbroglio totale. « Avec cette façon de travailler, le marc…

Arts.cd · MUSIQUE / DANSE

Pour lui, c’est une mauvaise politique qui prouve que le circuit ou l’industrie musicale congolaise fonctionne dans l’imbroglio totale. « Avec cette façon de travailler, le marché ne respire pas. Cela étouffe le terrain », dénonce-t-il. Evidemment, « Amitié », qui est le dernier disque de Dominguez n’a pas vraiment accroché le public sur le marché. Alors que l’album est constitué des très belles mélopées.

D’aucuns n’ignorent que la situation que traversent les artistes ne préoccupe même pas les autorités. ‘‘Personne ne parle de notre cas au niveau du Parlement ou du Gouvernement pendant tout ce temps. C’est pourquoi, je me suis décidé moi-même d’entrer en politique pour mieux défendre nos droits d’auteur et surtout redynamiser le secteur de la culture qui est pratiquement délaissé en RDC. Mais, aussi, devenir le porte-parole de la population qui souffre sérieusement’’, a indiqué Adolphe Dominguez.

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