Droits d’auteur en RDC: Brigade Sarbaty ressuscite la question au sein de Wenge Maison Mère et Quartier Latin
La problématique des droits d’auteur en République Démocratique du Congo se pose avec beaucoup d’ acuité bien que l’art d’Orphée soit réputé pour adoucir les mœurs , cela ne doit pas nous faire perdre de vue les réalités juridiques inhérentes à sa protection en tant qu’œuvre de l’esprit. D’où la nécessité de la tenue du […]

La problématique des droits d’auteur en République Démocratique du Congo se pose avec beaucoup d’ acuité bien que l’art d’Orphée soit réputé pour adoucir les mœurs , cela ne doit pas nous faire perdre de vue les réalités juridiques inhérentes à sa protection en tant qu’œuvre de l’esprit. D’où la nécessité de la tenue du Sommet de la culture et des droits d’auteur et droits voisins , une initiative personnelle envisagée par le Chef de l’Etat , le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi en vue de redynamiser le secteur culturel de la RDC à l’heure de l’essor de l’industrie créative .Pour des raisons organisationnelles , ledit forum a été renvoyé au 1er semestre de cette nouvelle année 2024 .
“Ancien des groupes Wenge Musica Maison Mère de Werrason et Quartier Latin International de Koffi Olomide dit Mopao Mokonzi « MM », l’animateur chanteur connu sous le s…
Arts.cd · MUSIQUE / DANSE
Ancien des groupes Wenge Musica Maison Mère de Werrason et Quartier Latin International de Koffi Olomide dit Mopao Mokonzi « MM », l’animateur chanteur connu sous le surnom de Brigade Sarbaty (52ème Brigade) vient de dénoncer les pratiques farfelues qu’on retrouve dans quasiment tous les orchestres de la République Démocratique du Congo , où les patrons des ensembles musicaux ne déclarent ou ne créditent jamais les interprètes des vocaux , créateurs des animations … bref, sur les questions liées aux droits d’auteurs.
Véritable interpellation faite par cet animateur congolais qui a bougé l’Afrique à travers ses créations et enfin, après plusieurs années découvrir par la suite qu’il s’était jamais accrédité en tant que membre de ce deux groupes précités pour qu’il percoive ses droits .
C’était lors de sa récente visite aux locaux de la SACEM pour s’enregistrer , le surnommé « Hercule,la force qui écrase » s’est dit choqué du comportement de ses anciens patrons.
« Trop c’est trop , suis décu du comportement de nos ex. patrons , cela fait mal , c’est incroyable ce que je viens de constater ici à la Sacem , une réalité qui fait pitié pour notre musique . Mais je le dis avec force, étant faible et petit, mais sachez que je ferai tout pour que le monde comprenne ce qui se passe ici … » a indiqué Sarbaty.
Et d’ajouter : « Dans peu de temps que vous ne bénéficierez plus de cela facilement , je l’avais dit en parole maintenant on passe aux actes. S’il faut aller en justice ou n’importe où nous irons… »
Avant lui, l’ancien animateur du Quartier Latin Apocalypse auteur du sigle intitulé « Code Niekese » est monté aussi au créneau pour interpeller son collègue Fabregas dit le « maestro métis noir » s’agissant de l’utilisation de son cri « Lokolo » , cri principal repris dans son trouve « Code Niekese », il l’ accuse Fabregas d’avoir plagié son œuvre parce que c’est lui qui a mis le clip sur You Tube à en croire Apocadero, son œuvre étant protégée par la Société des auteurs , compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) et il va juste signaler la chanson du maestro Fabro pour que le droit lui revienne paisiblement sans forme de procès .
Au fait , le droit d’auteur est reconnu au créateur, compositeur , parolier , arrangeur d’une œuvre de l’esprit , pour être protégée , l’œuvre doit être originale , autrement dit elle doit porter l’empreinte de la personnalité de son auteur. Contrairement à ce qui se passe ailleurs , en RDC la majorité des artistes évoluant dans les différents orchestres ne déclarent pas leurs œuvres et créations. Paroles , compositions de musique animation ce sont des leaders qui s’en appropries et tirent profit de leurs productions à cause de manque des connaissances sur la question liée au droits d’auteurs.
Franck Ambangito


