Kinshasa · lundi 6 juillet
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CINEMA / THEATRE

« Kongo », une immersion au cœur de la communauté Ngunza !

Dans une salle pleine comme un œuf, « Kongo » a tenu en haleine un public intrigué par le déploiement du scénario, quelquefois comique. L’histoire du film se déroule précisément à Brazzaville, où l’invisible régit le monde visible. L’apôtre Médard se démène avec son église « Ngunza » pour guérir les malades victimes de mauvais sorts qui […]

« Kongo », une immersion au cœur de la communauté Ngunza !
Ph. tiers

Dans une salle pleine comme un œuf, « Kongo » a tenu en haleine un public intrigué par le déploiement du scénario, quelquefois comique. L’histoire du film se déroule précisément à Brazzaville, où l’invisible régit le monde visible. L’apôtre Médard se démène avec son église « Ngunza » pour guérir les malades victimes de mauvais sorts qui se nichent dans leurs corps.

Il fait des incantations, exorcise, invoque et communique avec les esprits, mais les démons sont malins. Dur métier que de guérir les âmes et de vivre dans un monde où les sentiments et convictions font chanceler. Sa vie bascule lorsqu’on l’accuse publiquement de pratiquer la magie noire. Réalisé par les Français Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav a été diffusé en leur présence, à l’Institut français du Congo-Bra(IFC), dans le cadre du festival de danse « Boya kobina ».

Avec habileté, les réalisateurs parviennent, scène après scène, à laisser l’invisible imprimer sa marque sur l’image, engageant derrière eux diverses appréciations, manipulées par le pouvoir magique du cinéma. Dans ce récit, où l’on suit le charismatique apôtre consulter les sirènes pour tenter de sauver sa peau, c’est aussi la résistance d’un pays face aux puissances colonisatrices qui se manifeste. Film à suspense, « Kongo » est une aventure réelle, avec un brin de fiction, gouverné par les esprits.

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