Kinshasa · lundi 6 juillet
Dernière minute
« Umoja » : un manifeste sonore pour réconcilier les voix du monde avec l’appui de la ministre Yolande Elebe Paris : au Zénith, Héritier Watanabe inscrit son nom dans la continuité de l’histoire de la rumba congolaise Éducation : CALI à l’honneur à la clôture de l’année scolaire 2025-2026 au CS Mgr Moke « Lumumba l’incompris » : le théâtre ravive la force d’une parole qui traverse les générations Galerie virtuelle : « Lumumba- le rêve d’une nation » réinvente la transmission de la mémoire congolaise « Héritage culturel & écologique » : quand le théâtre et la musique se mettent au service du Bassin du Congo RDC: Kinshasa accueille l’Expo Lumumba International Horizon 2030 Indépendance en actes : Judith Suminwa face au défi de la souveraineté congolaise « Umoja » : un manifeste sonore pour réconcilier les voix du monde avec l’appui de la ministre Yolande Elebe Paris : au Zénith, Héritier Watanabe inscrit son nom dans la continuité de l’histoire de la rumba congolaise Éducation : CALI à l’honneur à la clôture de l’année scolaire 2025-2026 au CS Mgr Moke « Lumumba l’incompris » : le théâtre ravive la force d’une parole qui traverse les générations Galerie virtuelle : « Lumumba- le rêve d’une nation » réinvente la transmission de la mémoire congolaise « Héritage culturel & écologique » : quand le théâtre et la musique se mettent au service du Bassin du Congo RDC: Kinshasa accueille l’Expo Lumumba International Horizon 2030 Indépendance en actes : Judith Suminwa face au défi de la souveraineté congolaise
ARTS VISUELS

Là où l’art combat, l’État répond présent : Rencontre entre l’artiste M. Kadima et Yolande Elebe

Il arrive que l’art parle si fort qu’il devienne impossible à ignorer. Le 10 juillet dernier, l’État congolais a tendu l’oreille. En rendant visite à l’atelier EtsM.KadimaArt, la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, a posé un geste rare, fort, et porteur de sens : reconnaître, en personne, […]

Là où l’art combat, l’État répond présent : Rencontre entre l’artiste M. Kadima et Yolande Elebe

Il arrive que l’art parle si fort qu’il devienne impossible à ignorer. Le 10 juillet dernier, l’État congolais a tendu l’oreille. En rendant visite à l’atelier EtsM.KadimaArt, la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, a posé un geste rare, fort, et porteur de sens : reconnaître, en personne, la voix d’un artiste qui fait de la création un acte de résistance.

Depuis des années, M. Kadima n’use ni de discours ni de slogans, mais de toiles, de textures et de couleurs pour mener ce qu’il appelle une guerre numérique – une contre-offensive artistique face aux récits qui déforment, effacent ou attaquent la mémoire congolaise. Dans son atelier, chaque œuvre est un rempart, chaque motif une revendication. L’art y devient langage, engagement, et surtout, défense.

congolais telema /patrie ou la mort

La venue de Mme la Ministre dans cet espace de création a été vécue comme un événement historique. « C’était la première fois que je rencontrais une Ministre de la Culture de mon pays », confie M. Kadima. Mais au-delà de l’émotion personnelle, cette rencontre portait un message collectif. « Sa présence signifiait que l’État nous voit, nous écoute, et reconnaît notre contribution artistique dans ce combat. »

Dans un contexte où de nombreux artistes se sentent marginalisés ou ignorés, cette visite résonne comme un acte de légitimation. Elle dit que l’art engagé, critique et enraciné, a toute sa place dans le récit national.

M. Kadima ne cache pas son admiration pour la posture de la Ministre : « À travers sa proximité avec les artistes, sa capacité à écouter et son respect pour notre travail, elle nous donne l’espoir qu’un avenir meilleur est encore possible pour la culture congolaise. »

Un souffle d’espoir, donc. Et une reconnaissance qui, sans tout résoudre, éclaire une voie : celle d’une culture congolaise vivante, combative, et soutenue par ses institutions.

En quittant l’atelier, Mme Elebe n’a pas simplement salué un artiste : elle a reconnu un combat, et tendu la main à toute une génération d’acteurs culturels. « Merci, Excellence Madame la Ministre, d’avoir honoré notre feu créatif de votre lumière », a conclu M. Kadima, dans un hommage empreint de respect et de gratitude.

Là où l’art combat, l’État a, ce jour-là, répondu présent.

Claudine N. I.