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MUSIQUE / DANSE

Plaidoyer pour l’érection d’un monument en mémoire des chanteurs de la Table ronde de Bruxelles !

L’artiste-musicien Portali Mangaya spécialiste en guitare solo, et analyste culturel, a plaidé, lundi, lors d’un échange avec l’ACP, pour que l’Etat congolais érige sur le boulevard du 30 juin précisément à la place de la Gare, à Kinshasa, un monument en mémoire des musiciens ayant chanté à la Table de ronde de Bruxelles, pour mieux […]

Plaidoyer pour l’érection d’un monument en mémoire des chanteurs de la Table ronde de Bruxelles !
Des artistes congolais lors de la Table ronde de Bruxelles, Independance Cha-cha ph.tiers

L’artiste-musicien Portali Mangaya spécialiste en guitare solo, et analyste culturel, a plaidé, lundi, lors d’un échange avec l’ACP, pour que l’Etat congolais érige sur le boulevard du 30 juin précisément à la place de la Gare, à Kinshasa, un monument en mémoire des musiciens ayant chanté à la Table de ronde de Bruxelles, pour mieux immortaliser leur passage, en tant que pionniers de l’Indépendance.

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Portali Mangaya qui s’exprimait à l’occasion du 60ème anniversaire de l’Indépendance de la RDC, a cité les sept musiciens historiques du légendaire orchestre « African Jazz » dont Joseph Kabasele, Vicky Longomba, Nicolas Kasanda, Armando Mwangi dit Brazzos, Muamba Déchaud, Roger Izeidi, et Pierre Yantula Bobina « Petit Pierre », le seul sociétaire d’African Jazz en bonne santé. Pour lui, l’apport de ces musiciens a conduit à la réalisation de la célèbre chanson « Indépendance Cha cha ».

Tout en saluant la technicité de tous ces pionniers, le culturaliste Mangaya a particulièrement évoqué des exploits de Joseph Kabasele Tshamala, « Grand Kallé », le tout premier à fonder en 1953, un orchestre moderne permanent, l’African Jazz, en associant des instruments musicaux folkloriques, étrangers et en introduisant la guitare électrique dans la musique congolaise.

Ainsi, en combinant la rumba congolaise et la musique cubaine, Grand Kallé a opéré une révolution dans la musique congolaise qui a permis à l’African Jazz de récolter un succès retentissant dans le pays, à travers l’Afrique et dans le monde. Il a fait aussi allusion à Nico Kasanda, « Docteur Nico » qui avait à peine 21 ans, en 1960, quand il se retrouva parmi les sept musiciens historiques du légendaire orchestre « African Jazz », invité à agrémenter le séjour des leaders politiques congolais, appelés à participer aux travaux de la Table ronde à Bruxelles en Belgique.

Ces assises aboutirent à la fixation de la date de l’Indépendance du Congo qui sera proclamée par le Roi Belge, Baudouin 1er, au Palais de la Nation, le jeudi 30 juin 1960, à Léopoldville, (devenue Kinshasa six ans plus tard). C’est à l’occasion de ces négociations politiques que furent enregistrées les chansons cultes que sont : « Indépendance cha cha », « Table ronde », « Merengue Scoubidou », « Naweli Boboto », « Sentiment emonani », « Batela mwana na biso ».

ACP