
La République démocratique du Congo a commémoré, le mardi 27 janvier dernier à l’Academie de beaux-arts de Kinshasa, une journée de mémoire placée sous le thème : « De Bunagana à Uvira : résistance, résilience, unité ».
Choisie pour sa forte portée symbolique, l’Académie des beaux-arts a ouvert ses portes plusieurs membres du gouvernement, les jeunes venus des zones occupées et acteurs de la sociétés civiles pour commémorer le un an de l’occupation illégale de certains territoires congolais par les rebelles rwandais du M23.

Dans son message central, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a appelé les Congolais à rejeter toute banalisation de la guerre et à combattre l’indifférence face aux drames vécus par les populations de l’Est du pays.
« La journée de mémoire d’aujourd’hui n’est donc pas un rituel de circonstance, ni un exercice symbolique détaché de l’action », a-t-il déclaré.

Le porte-parole du gouvernement a souligné que cette commémoration dépasse largement le cadre d’un simple rituel. « Le choix de l’Académie des Beaux-Arts n’est pas le fait du hasard », a-t-il ajouté.
Selon lui, l’organisation de cette journée dans un espace artistique traduit la volonté de valoriser le rôle de la culture et de l’art dans la transmission de la mémoire collective, la guérison des traumatismes et la construction d’un avenir commun fondé sur la paix et la dignité.
Par ailleurs, Patrick Muyaya a rassuré que le gouvernement poursuivra l’organisation de telles initiatives afin de maintenir vivante la mémoire des conséquences humaines, économiques et territoriales des conflits.
Il a également réaffirmé l’engagement de l’État à plaider pour la justice en faveur des victimes et pour la restauration de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Dans la salle d’exposition, plusieurs œuvres photographiques ont été exposés retraçant les images atroces de l’occupation des territoires congolais. Certains photographes vivant à Goma, Bukavu, Béni et ceux qui ont vécu cette guerre ont été mis en contribution pour montrer les moments pénibles qui caractérisent le passage les rebelles rwandais sur le territoire congolais occupé.
Permanente à l’Académie des beaux-arts, cette exposition présente, sans détour, une année sanglante des congolais.
Mulopwe

