Les musiques blues, jazz et la rumba congolaise ont été considérées, jeudi, comme un héritage culturel commun du peuple noir, façonné par l’histoire de la déportation des Africains vers la diaspora, lors d’une master class organisée au Centre culturel M’Eko, à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
« Le blues, le jazz et la musique congolaise font partie de l’héritage du peuple noir qui a été esclavagisé et transporté vers d’autres cultures. Cette musique est partie avec les esclaves vers la diaspora et elle revient aujourd’hui sous différentes formes », a déclaré Maïka Munan, musicien et intervenant à l’ACP.

Selon lui, la richesse des influences musicales est issue de plus de 400 ethnies en République démocratique du Congo, lesquelles constituent une source majeure de la création artistique nationale et de son identité sonore. « Ces ethnies sont considérées comme une source majeure de la création artistique nationale et de son identité sonore », a-t-il précisé.
Il a également évoqué les multiples influences extérieures, notamment la pop, les musiques religieuses et d’autres courants internationaux, qui ont contribué à façonner et enrichir la musique congolaise contemporaine. « La problématique du lien entre le Congo et la diaspora, ainsi que les échanges culturels historiques, ont influencé des genres musicaux tels que le blues et le jazz, parfois considérés comme issus de racines africaines communes », a-t-il expliqué.
De son côté, Mbungu Pierrot, artiste slameur et participant à cette master class, a indiqué que cette activité est importante car chaque artiste doit continuer à apprendre.
« Il est important de participer à ce type de master class car nous devons apprendre chaque jour. Aujourd’hui, on observe un sentiment d’orgueil chez certains artistes après une petite œuvre et quelques applaudissements, alors que ce n’est pas suffisant », a-t-il déclaré.
« Nous avons appris beaucoup de choses sur nos droits en tant qu’artistes, ainsi que sur l’origine du jazz, du blues et de la musique congolaise », a-t-il ajouté. Pour sa part, Djédjé Shako, directeur général du Centre culturel M’Eko, a présenté cette structure comme un espace d’accompagnement des artistes, entrepreneurs et créateurs à travers des ateliers de formation, des programmes d’orientation et des initiatives de production culturelle dans plusieurs disciplines artistiques.
Cette master class a permis de renforcer les connaissances sur l’histoire du blues, du jazz et de la rumba, ainsi que sur les enjeux professionnels du métier d’artiste, tout en encourageant une pratique plus structurée et consciente de la musique.
Tiers
