lundi, janvier 26
Tous derrière les FARDC

Libre opinion : Isidore Kwandja, pour une francophonie moderne !

Après avoir suivi attentivement les discours à Davos, du président de la RDC Félix Tshisekedi, du président français Emmanuel Macron et du Premier ministre du Canada Mark Carney, cela conforte ma conviction que les trois acteurs majeurs de la Francophonie ont une même vision de la marche du monde, des défis communs et importants à relever ensemble, notamment ceux de la gouvernance économique et environnementale.

Cette convergence de vues me permet également de croire qu’ils peuvent passer à l’action, à travers l’Organisation internationale de la Francophonie qui représente une puissance économique significative qui demande à être mieux valorisée et à être dotée des compétences utiles et nécessaires pour faire face aux bouleversements mondiaux actuels.

congolais telema / patrie

En effet, il devient évident de mettre en place des solutions pragmatiques au sein de la Francophonie qui permettent de :

  • Intensifier le commerce international et les investissements mutuels intra-francophone ;
  • ⁠Exploiter le potentiel de l’économie numérique et de l’IA pour créer des emplois pour la jeunesse francophone ;
  • ⁠Faire un plaidoyer au niveau multilatéral pour influencer les politiques économiques mondiales et réduire d’énormes écarts qui ne cessent de se creuser entre les pays riches et les pays pauvres, avec une concentration de richesses dans les pays du Nord et une extrême pauvreté dans les pays du sud.

Il s’avère donc important de se choisir des personnes qui seraient plus encline à défendre vigoureusement les valeurs et principes fondamentaux de la Francophonie, à savoir la paix, la démocratie, le respect des droits de la personne, l’État de droit et les libertés individuelles dans tout l’espace francophone, en même temps de promouvoir vigoureusement une Francophonie économique forte.

Madame Michaëlle Jean, alors secrétaire générale de la Francophonie, avait une grande ambition et caressait l’idée « d’un projet économique francophone fort » et d’un incubateur d’idées avec une obligation des résultats. Elle avait commencé à bâtir des piliers solides pour transformer l’espace francophone en un levier de développement économique, en misant sur le français comme vecteur d’intégration économique pour renforcer les échanges commerciaux, l’innovation et la coopération numérique entre les États membres ; créer des réseaux d’affaires dynamiques, pour mieux faire face aux défis mondiaux. Cette dynamique a été abruptement interrompu après son départ à la tête de l’organisation.
Nous pouvons réactiver ce projet qui s’avère essentiel en cette période de bouleversement économique mondial.

Notre plaidoyer pour une Francophonie moderne, plus économique, qui tire sa force sur le respect des principes et des valeurs fondamentaux, vise à faire de la Francophonie une organisation qui s’affirme dans le monde comme celle qui travaille inlassablement à bâtir une communauté francophone juste, solidaire et en paix, capable de résoudre les différends par des voies pacifiques.

Isidore KWANDJA NGEMBO

L’élection du secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie est prévue au mois de novembre 2026 à Cambodge.