
La 11ᵉ édition du Festival Amani, ouverte à l’Institut Kiwele de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, a servi de tribune aux autorités congolaises notamment la Première ministre Judith Suminwa et la Ministre de la culture, arts et patrimoine, pour réaffirmer l’engagement en faveur de la pérennisation de ce rendez-vous culturel majeur, désormais inscrit dans l’agenda national.
Présidant la cérémonie d’ouverture, la Première ministre Judith Suminwa a souligné la portée symbolique et stratégique de cette édition, placée sous le thème « devenir ».

Dans son allocution, elle a indiqué que ce thème constitue « un impératif moral et une boussole pour notre action collective », invitant les Congolais à « redevenir une nation soudée, capable de puiser sa force dans sa riche diversité culturelle et linguistique ».
Pour la cheffe du gouvernement, le Festival Amani dépasse le cadre artistique pour s’inscrire dans une dynamique de reconstruction nationale. Elle a insisté sur la nécessité de « bâtir une société exemplaire, ancrée dans les valeurs de dignité, de justice équitable et de solidarité », tout en appelant à transformer les défis du pays en opportunités de développement durable.
Évoquant le rôle du secteur culturel, Judith Suminwa a rappelé qu’il constitue « un véritable gisement d’emplois et un vecteur mobilisateur pour la jeunesse », avant de réaffirmer l’engagement du gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à « ne ménager aucun effort pour structurer une véritable économie de la culture ». Cette vision vise notamment à faire de la culture un secteur productif de premier plan et à renforcer les industries créatives locales.
Dans la même optique, la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, a salué l’itinérance du Festival Amani, après plusieurs éditions organisées à Goma et Bukavu. Selon elle, cette implantation à Lubumbashi illustre la volonté du gouvernement d’accompagner et de rapprocher les initiatives culturelles des populations à travers le pays. Elle a réitéré l’engagement de son ministère à soutenir les projets structurants capables de promouvoir les talents congolais et de renforcer la cohésion nationale par la culture.
Prenant la parole, le directeur artistique du Festival Amani a, pour sa part, exprimé sa satisfaction de voir cette 11ᵉ édition bénéficier d’un appui institutionnel accru. Il a indiqué que l’arrivée du festival à Lubumbashi marque une nouvelle étape dans son développement, avec pour ambition de consolider son rôle de plateforme de dialogue, de paix et de valorisation artistique.
Il a également souligné que l’accompagnement du gouvernement constitue un levier essentiel pour assurer la continuité et la croissance de cet événement, devenu au fil des années un symbole de résilience culturelle en République démocratique du Congo.
Par ailleurs, la Première ministre a évoqué la question de la paix, condition indispensable à l’épanouissement du secteur culturel. Elle a réaffirmé la détermination du gouvernement à restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire national, particulièrement dans sa partie orientale, rappelant que « la paix est une œuvre collective, patiente et quotidienne ».
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La tenue du Festival Amani à Lubumbashi est ainsi perçue comme un signal fort de stabilité et d’unité nationale, témoignant de la capacité du pays à se rassembler autour de ses valeurs culturelles.
Cette 11ᵉ édition confirme, selon plusieurs observateurs, la volonté des pouvoirs publics de faire du Festival Amani un instrument durable de promotion de la culture, de cohésion sociale et de rayonnement international de la République démocratique du Congo.
Onassis Mutombo


