
Les prix du concours « Films de poche » ont été décernés aux lauréats 2026 lors de la cérémonie de clôture de la 10e édition du Festival du Film Européen à la Halle de la Gombe de Kinshasa, constate l’ACP.
« C’est avec une grande joie et un profond honneur qu’au nom de mes collègues du jury, je prends la parole ce soir pour vous présenter le palmarès du concours « Films de poche » et procéder à la remise des prix aux différents lauréats à l’occasion de la clôture solennelle de la 10e édition du Festival du Film Européen en République démocratique du Congo », a déclaré Jean-Michel Kibushi, animateur et membre du jury.
« Dix années de regards croisés, de découvertes, de dialogues entre les cultures et de célébration du cinéma comme langage universel. Mais surtout, dix années d’ouverture offertes à une jeunesse congolaise qui rêve, qui crée et qui résiste par l’image », a-t-il ajouté.
Cette année, le jury, que Jean-Michel Kibushi a eu l’honneur de présider, a reçu 61 films provenant de quatre villes du pays, notamment Kinshasa, Lubumbashi, Mbuji-Mayi et Beni.
« Soixante et un films, soixante et un regards sur le monde, soixante et une manières d’interroger la société congolaise, ses espoirs, ses fractures, ses colères ainsi que ses révolutions intérieures ou collectives », a-t-il souligné.
Parmi les participants figuraient 51 hommes et 10 femmes. Pour cette 10e édition, le thème retenu était : « Révolutions ».
À travers les œuvres reçues, les membres du jury ont compris que la révolution ne se limite pas aux bouleversements politiques, mais qu’elle englobe tous les secteurs de la société. Elle peut être intime, silencieuse, poétique, sociale, technologique ou encore spirituelle.
Les critères d’évaluation se sont principalement appuyés sur l’exploitation de la thématique, la qualité du scénario ainsi que la qualité esthétique et cinématographique des œuvres présentées.
Jean-Michel Kibushi a également partagé une réflexion qu’il juge essentielle :
« S’il existe encore une faible présence de femmes dans la réalisation audiovisuelle, il existe également une absence presque totale, particulièrement symptomatique, de l’image animée de création congolaise. Pourtant, comment parler aujourd’hui de jeunesse, d’avenir, d’imaginaire et de révolution sans donner une place centrale à l’animation ? Nos écrans débordent d’images venues d’ailleurs, mais manquent cruellement d’images animées portant nos propres récits, nos langues, nos rêves, nos mythes, nos visages et nos sensibilités congolaises », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, le palmarès du concours « Films de poche » comprenait notamment le Grand Prix, le Prix spécial du jury.
1er prix : Brûlure invisible de Raphaëlla Anakasala (Kinshasa)
2ème prix : Prise de contrôle de Jonathan Masimo (Kinshasa)
Prix d’interprétation : Révolution business man de Taankwey (Kinshasa)
Prix de la réalisation : Amour à l’ancienne de Jefferson Matuasilua (Kinshasa)
Prix spécial du jury : Incertitude d’Armel Tshimanga (Lubumbashi)
ACP / Ndubagoto / Osonkie

