
Depuis près de 30 ans, la République Démocratique du Congo est en proie par les prédateurs de ses ressources naturelles.
Le gouvernement se bat bec et ongles pour la paix afin de relancer l’économie et le développement de ses institutions. Les ONG locales et d’autres privés luttent avec peine à s’installer, à produire afin de payer les taxes pour faire avancer l’économie. Ils se voient en proie à des différentes tensions à cause de l’insécurité permanente qui règne au pays. Elle se repend comme la peste à travers la pays et est arrivée jusqu’à Mbankana, village de Maluku, l’une des vingt-quatre communes de Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo.
A l’ Est où l’on trouve de multiples groupes armés comme le M23, l’ Afc, la Codeco et tant d’autres, à l’ouest nous avons le Mobondo, un groupe rebelle qui sème la terreur dans le coin. Les mobondo agissent sans tenir compte des Lois de la République. Ils pillent, volent, violent et massacrent la population. Or, en 2005 il y a eu un Référendum qui a entraîné la promulgation de la constitution en 2006, dans laquelle il est garanti de nombreux droits humains, notamment le droit à la vie, le droit à l’ intégrité physique et le libre développement de la personnalité ( Article 2).
La constitution reconnaît l’ égalité de tout les êtres humains en dignité et en droit. Et le droit politique est réservé aux congolais ( Art 11). La constitution protège les libertés fondamentales comme, le droit à l’ expression, le droit à l’ information, le droit à l’ association ( Article 25, 26 et 27).
Ferme obligée d’emballer les matériels, personnel en vadrouille
Des protections spéciales sont également prévues pour la jeunesse, la famille et les peuples autochtones. Toujours dans la même constitution, la personne humaine est sacrée. Et l’état doit la respecter et la protéger. Nul ne peut être soumis à la torture ou à des traitements cruels inhumains et dégradants. L’ état a l’ obligation de protéger la personne humaine et d’ assurer son bien-être.
Malheureusement ces dispositions pertinentes sont bafouées par moment par ceux qui sont censés y veiller, et d’autres part par des hors la Loi. C’est ainsi que l’on apprend que Mr. Matampi Nianga Trésor, né de père et de mère congolais, est père d’une petite famille de deux enfants, un garçon et une fille est porté disparu depuis la ferme Agro Pastorale » Matondo Sarlu » située au village kie à Mbankana, où il était gérant.
Cette ferme est située à plus au moins cinquante kilomètres de la RN1( route nationale numéro 1). Mr. Matampi Trésor avait cinq employés, Ils produisaient dans la quiétude. Et ils passaient toute leur vie sur place. Un jour de 2025, ils sont visités par un groupe de gens, certains en tenues militaires délabrées, et d’autres étaient en civile. il était pris en otage par des milices qui avaient des gris-gris , armes, et les autres parmi eux portaient les armes blanches dans leurs mains.
Ils sont passés par la fouille, et même saccagés tous les biens. Comme celà ne suffisait pas, ils ont fini par ouvrir le feu. Selon certaines sources locales, ces hommes qui ont fait incursion dans la ferme Matondo Sarlu, s’appellent » Mobondos » .
M. Matampi Trésor et consorts ont connu une torture sans précédent. Pendant ce calvaire, deux de ses fermiers ont succombé de leurs douleurs.
Et M. Matampi et ses collaborateurs étaient devenus leurs otages et enrôlés de force dans leurs rangs. Jusqu’à ces jours, ces Mobondos commettent de graves forfaits dans différents villages auprès de la population. Ils passent par l’ extorsion pour leur survie. C’est à partir de ces jours là, la famille de Matampi Trésor n’a plus de ses nouvelles.
Dans leur vadrouille nocturne, ils sont tombés dans l’ embuscade dans la patrouille des Forces armées de la RDC (FARDC), il y a eu affrontements entre les deux camps et s’en est suivi des morts du côté des Fardc et comme celui des Mobondos y compris des blessés. Et s’en était suivi des arrestations du côté des Mobondos.
Après cette escalade, un calme précaire s’est observé dans les différents villages de Kwango, Kwamouth, Kinsele, Mongata et Mbankana.
Cette situation, de Mobondo, met en lumière la difficulté que les populations des villages environnants éprouvent, et la menace est constante.
Selon certaines témoignages, le jeune homme a été enlevé le 16 janvier 2025 et enrôlé de force par les Mobondo.
Faits à observer !
« C’est dans la nuit du 20-21 mars 2025 pendant que les Forces Armées de la RDC étaient en patrouille dans la RN 1 qu’ils sont tombés dans une embuscade au village IBI. Un affrontement saillant s’était éclaté, surplace plusieurs éléments de cette milice sont tombés par balle, et d’autres arrêtés comme butin y compris Matambi Trésor. Amené manu militari du Camp militaire Sogea de Mbakana, et transféré jusqu’à Kinshasa. Et jusqu’à présent personne n’a aucune information sûre sur sa personne », a regretté Padel Bahati, de la nouvelle société civile dans sa diversité craignant sûr l’insécurité de Trésor Matampi.
A ce jour, les commerçants qui font la RN1 sont obligés de payer les services de douane à ces infortunés. Certains se voient même dépouiller de leurs biens. Face à cette crise sans précédent, le gouvernement central tente de maîtriser la situation. Le spectre de l’insécurité plane dans tous les villages, et la peur d’une extension du conflit jusqu’à Kinshasa.
Le gouvernement a l’obligation d’assurer la sécurité et la stabilité même si la situation est extrêmement tendue. Pendant ce temps, l’Est de la République continue de saigner. Chaque jour qui passe alourdit le bilan macabre, et la Communauté internationale via la Monusco reste pour l’instant spectatrice de la tragédie humaine.
Combien de temps encore avant que cette crise ne prenne une ampleur dévastatrice dans la région ?
Mutambayi Claude c/p.

