
Chapeau – Avec Boss Ibra, l’artiste musicien et auteur-compositeur Félix Wazekwa signe une œuvre engagée, pensée comme une carte de visite pour les nouveaux visages de la musique congolaise, tout en réaffirmant son attachement à la richesse culturelle de la RDC.
Plus qu’une simple chanson, Boss Ibra s’inscrit comme un projet de mise en lumière des talents émergents. Pour Félix Wazekwa, l’idée était avant tout d’identifier et de donner de la visibilité aux jeunes musiciens encore peu connus du grand public.

« Boss Ibra était un moyen de permettre aux nouveaux musiciens de se faire connaître. Cette chanson est leur carte de visite », explique-t-il.
Dans cette optique, l’artiste a fait le choix assumé de ne pas faire appel à des musiciens issus de groupes déjà établis. « Prendre toujours les mêmes profils, c’est ignorer la richesse musicale de la RDC. Avec le potentiel que nous avons, on peut constituer plus de 80 orchestres avec de nouvelles figures », souligne-t-il, convaincu que le pays regorge de talents inexploités.
Félix Wazekwa observe d’ailleurs une évolution notable du paysage musical congolais. « Il fut un temps où l’on ne parlait que de certains noms. Aujourd’hui, d’autres artistes sont arrivés pour prendre la relève », constate-t-il, saluant cette dynamique de renouvellement.
Sur le plan de sa carrière, Boss Ibra marque une étape importante. Après Fimbu Forever, il s’agit de la deuxième sortie significative de cette période artistique. « Je suis très content de cette réalisation », confie-t-il, tout en rappelant que certaines richesses culturelles ne sont pas toujours matérielles, mais profondément symboliques.
À travers ce titre, l’artiste met également l’accent sur la valorisation de l’identité congolaise, notamment à travers les tenues traditionnelles et les tresses, éléments forts de l’esthétique culturelle qu’il défend.
Par ailleurs, Félix Wazekwa est revenu sur une situation personnelle qu’il vit difficilement. Il dénonce la violation de son intimité suite à la construction de plusieurs immeubles devant sa parcelle située à Limete. « En tant qu’artiste, j’ai besoin de sérénité et de calme pour m’inspirer », a-t-il déclaré.
Habitué à ponctuer ses prises de parole de proverbes, Félix Wazekwa rappelle enfin sa philosophie de vie : « La meilleure rencontre est celle que l’on fait avec soi-même » et « Il faut toujours être meilleur que le jour d’avant ».
Avec Boss Ibra, l’artiste confirme son rôle de passeur de talents, tout en réaffirmant que la musique congolaise demeure un vivier inépuisable de créativité et de renouveau.
Mulopwe


