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Kinshasa : Myoto Liyolo célèbre la culture comme force nationale

Le vernissage de l’ouvrage « La culture sauve les peuples » de Myoto Liyolo s’est tenu ce samedi 21 mars 2026, dans la soirée, au Salon Congo de l’hôtel Pullman à Kinshasa, dans une atmosphère à la fois solennelle et artistique.

Placée sous le haut patronage de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, marraine de l’événement, la cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, dont Jacquemin Shabani, Patrick Muyaya, Mukoko Samba, Yolande Elebe et Raïssa Malu, ainsi qu’un public de marque composé de figures emblématiques de la scène culturelle congolaise.

congolais telema / patrie

Parmi les temps forts de la soirée, une prestation scénique inédite a particulièrement retenu l’attention. Mêlant musique, théâtre et expression des mœurs, cette création originale, portée par des étudiants et lauréats de l’Institut National des Arts (INA), a été saluée pour sa créativité et sa profondeur artistique.

La cérémonie s’est poursuivie avec les allocutions de l’auteure et de la Première ministre, avant le lancement officiel de l’ouvrage par cette dernière. L’événement a également été marqué par l’inauguration du « Mur des gardiens de la culture ». La soirée s’est clôturée par la vente symbolique du premier exemplaire, dont les recettes serviront à soutenir les jeunes artistes ayant presté, en vue de promouvoir leurs productions dans divers espaces culturels.

Et si la culture était la clef de la réussite ?

D’un volume de 284 pages, l’ouvrage propose une réflexion approfondie sur le rôle fondamental de la culture dans la construction de l’identité nationale, la mémoire collective et la cohésion sociale. Publié aux éditions Fondation Liyolo, il s’adresse particulièrement aux artistes, intellectuels et à la jeunesse africaine.

Pour Myoto Liyolo, l’art et la culture dépassent le simple cadre esthétique pour devenir de véritables instruments de résilience et d’unité. « Longtemps, j’ai cru que l’art était une affaire de beauté. Avec le temps, j’ai compris qu’il s’agit aussi d’une question de survie de la mémoire collective », confie-t-elle.

Forte de son expérience en communication institutionnelle, l’auteure aborde également la question des conflits dans l’Est de la République démocratique du Congo, en proposant une approche culturelle comme levier de dépassement des divisions. Fille du célèbre sculpteur Alfred Liyolo, elle s’inscrit dans une tradition artistique engagée tout en offrant une vision contemporaine et stratégique de la culture.

À travers cet essai, plusieurs axes majeurs sont développés, notamment la culture comme langage universel, comme infrastructure invisible des nations, le rôle du soft power culturel, ainsi que l’importance des récits et des symboles dans la cohésion sociale.

Dans un contexte mondial marqué par des crises identitaires et géopolitiques, « La culture sauve les peuples » apparaît comme une invitation à repenser l’avenir, notamment en Afrique centrale, à travers le prisme de la culture, de la transmission et de la créativité.

Une œuvre porteuse d’un message fort : celui d’un peuple capable de puiser dans ses racines culturelles les ressources nécessaires pour se reconstruire et se projeter vers l’avenir.

Valentin Kabandanyi