Maniema : l’UJRG-RDC mobilise le gouverneur autour de la mémoire des massacres de Kabambare

Vingt-quatre ans après les massacres de Kabambare, survenus en octobre 2002, l’Union des journalistes pour la reconnaissance du génocide et l’appropriation du Genocost en RDC (UJRG-RDC) entend raviver la mémoire des victimes. Son coordonnateur a été reçu par le gouverneur du Maniema pour échanger sur les préparatifs de cette commémoration.
“À Kabambare, le souvenir des violences d’octobre 2002 demeure au cœur d’un combat pour la mémoire et la reconnaissance des victimes. À Kindu, le coordonnateur de l’UJRG-RDC a re…
Arts.cd · LIBRE OPINION
À Kabambare, le souvenir des violences d’octobre 2002 demeure au cœur d’un combat pour la mémoire et la reconnaissance des victimes. À Kindu, le coordonnateur de l’UJRG-RDC a rencontré le gouverneur du Maniema afin de sensibiliser les autorités provinciales à l’importance de la commémoration de ces événements tragiques.
Au centre des échanges : la nécessité de préserver la mémoire des victimes, de reconnaître les souffrances des populations touchées et de mobiliser les institutions autour d’un devoir de mémoire qui dépasse le cadre d’une simple cérémonie.
Pour l’UJRG-RDC, commémorer les massacres de Kabambare, c’est refuser que le temps efface les traces de l’histoire. C’est aussi rendre leur dignité aux victimes, reconnaître la douleur des familles endeuillées et transmettre aux jeunes générations la mémoire d’un passé marqué par la violence.
Quelle place la mémoire des victimes occupe-t-elle dans la construction de la paix en République démocratique du Congo ? À travers cette initiative, l’organisation entend rappeler que la reconnaissance des tragédies vécues par les populations constitue un enjeu essentiel pour la justice, la dignité humaine et la prévention de nouvelles violences.
L’implication des autorités provinciales apparaît dès lors déterminante pour donner à cette commémoration la portée qu’elle mérite. L’UJRG-RDC souhaite ainsi favoriser une mobilisation collective autour de cet épisode douloureux de l’histoire du Maniema.
Au-delà de l’hommage rendu aux victimes, cette démarche s’inscrit dans le combat pour la reconnaissance du génocide congolais et l’appropriation du Genocost, une initiative mémorielle visant à faire reconnaître les crimes commis en République démocratique du Congo et à honorer la mémoire des victimes.
En portant la question des massacres de Kabambare auprès des autorités provinciales, l’UJRG-RDC remet au premier plan une exigence fondamentale : se souvenir, reconnaître et transmettre pour que la mémoire des victimes contribue à la construction d’une paix durable.
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