Côte d’ivoire : « la musique comme passeport vers une Afrique sans frontières » (Meiway)

La musique peut-elle ouvrir la voie à une Afrique sans frontières ? Pour le chanteur ivoirien Frédéric Désiré Patrice Ehui, alias Meiway, la réponse est claire : la culture doit être l’un des moteurs de l’intégration africaine.
Invité à la deuxième édition du Festival mondial de musique et de tourisme, qui se tient du 8 au 10 octobre à Kinshasa, l’artiste ivoirien a plaidé pour une plus grande mobilité entre les peuples africains, à son arrivée dans la capitale congolaise.
“« Je pense qu’à l’instar des pays européens qui ont créé Schengen (…) il faut que l’Afrique s’unisse. Et si ça doit passer par la culture, nous sommes les pionniers », a déclaré…
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« Je pense qu’à l’instar des pays européens qui ont créé Schengen (…) il faut que l’Afrique s’unisse. Et si ça doit passer par la culture, nous sommes les pionniers », a déclaré Meiway.
Pour l’interprète de Zoblazo, la musique possède déjà cette capacité à abolir les frontières. Les artistes africains circulent, leurs chansons traversent les territoires et leurs publics se rencontrent, parfois bien avant que les politiques ne mettent en place les mécanismes d’intégration.
« On traverse avec nos chansons les frontières sans visa », a-t-il souligné, formulant le souhait de voir cette liberté culturelle s’étendre à la mobilité des citoyens : « J’espère que bientôt, entre les citoyens congolais et les citoyens ivoiriens, il n’y aura pas de visa aussi. »
Kinshasa, « terre de pèlerinage » musical
Pour Meiway, revenir à Kinshasa revêt également une dimension particulière. La capitale congolaise, berceau majeur de la musique africaine contemporaine, reste selon lui une destination incontournable pour les artistes du continent.
« C’est un grand pays de culture, c’est un grand pays de musique. Et quand on arrive ici, on arrive comme si on allait en pèlerinage », a-t-il déclaré, se disant heureux de retrouver le public congolais.
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L’artiste ivoirien a par ailleurs salué l’invitation du ministère du Tourisme à cette deuxième édition du festival, assurant vouloir répondre aux attentes du public et des organisateurs.
La musique comme trait d’union entre les peuples
Au-delà de sa prestation annoncée au festival, Meiway entend également profiter de son séjour pour renforcer les échanges avec les médias et le public congolais. Il s’est dit disposé à s’appuyer sur les médias locaux pour promouvoir sa musique, mais aussi, plus largement, la richesse de la culture africaine.
Dans un continent où les débats sur l’intégration, la libre circulation et la construction d’un espace culturel commun restent d’actualité, la prise de parole de Meiway résonne comme un plaidoyer pour une Afrique où la culture précède la politique.
Du 8 au 10 octobre 2026, Kinshasa accueille ainsi cette deuxième édition du Festival mondial de musique et de tourisme, transformant la capitale congolaise en carrefour de rencontres entre musique, tourisme et cultures africaines.
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