
Kinshasa s’est une nouvelle fois placée sous le signe de la création avec l’ouverture officielle de la troisième édition du Festival International des Créations et des Rencontres Artistiques, FICRA 3. Le coup d’envoi a été donné ce mardi à 18 heures au Centre Wallonie-Bruxelles, dans une ambiance marquée par l’enthousiasme du public et des artistes.
Organisé par la compagnie YAMPA Création, le festival se déroule du 24 au 28 février. Selon le coordonnateur de la compagnie, cette édition entend offrir un cadre structurant pour la promotion des talents, la formation des artistes et les échanges professionnels, tout en consolidant la place de Kinshasa sur la carte des grands rendez-vous culturels africains.

Durant cinq jours, le public est invité à découvrir une programmation dense mêlant spectacles, conférences, ateliers, rencontres professionnelles, expositions et concours interscolaires. Théâtre, conte, slam, humour, performance et musique s’y croisent dans un esprit de partage, avec la participation d’artistes venus, en plus de la République démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville, de la France, de la Belgique et du Burundi.
À l’ouverture, une prestation improvisée mêlant chant, musique, danse et comédie, portée par le conteur Jules de Brazzaville et le Ballet national de la RDC, a conquis le public. Très émue, l’artiste Mualu Muela s’est exprimée en discours direct : « C’était un moment de vérité et de liberté. J’ai senti une connexion forte avec le public, une énergie qui nous rappelle pourquoi l’art est essentiel », a-t-elle confié sous les applaudissements nourris.
En toile de fond, les organisateurs expliquent que FICRA se veut un espace de dialogue interculturel et de circulation des idées, capable de rapprocher les peuples à travers l’art. Une ambition assumée qui se reflète dans la diversité des disciplines et des nationalités présentes.
Avec cette troisième édition, FICRA confirme son rôle de plateforme majeure de la création contemporaine, faisant de Kinshasa un carrefour vivant où les arts se rencontrent, se questionnent et se réinventent.
Valentin Kabandanyi


