samedi, avril 25
Tous derrière les FARDC

SFK : AGL prêt à accompagner la RDCongo pour de nouvelles voies de communication au service de la connectivité des territoires

À l’occasion de la 9e édition de la Semaine Française de Kinshasa, tenue le 23 avril au Pullman Hôtel autour du thème « Favoriser l’émergence de nouvelles voies de communication pour renforcer la connectivité des territoires », le groupe AGL a porté une voix forte sur les enjeux logistiques et infrastructurels en République démocratique du Congo.

À travers l’intervention de son Général Manager Western DRC Laurent Lapuerta, le groupe panafricain Africa Global Logistics (AGL) a mis en lumière les défis singuliers d’un pays-continent où la question de la connectivité reste au cœur du développement économique.

congolais telema / patrie

Dans un plaidoyer nourri d’exemples concrets, Laurent Lapuerta a rappelé que la logistique demeure un moteur essentiel pour l’industrialisation, l’intégration économique et la réduction des coûts commerciaux en Afrique. Présent dans plus de 40 pays africains, AGL, avec ses terminaux portuaires, ses réseaux ferroviaires et son expertise multimodale, entend accompagner cette dynamique. Mais pour lui, la RDC appelle un regard particulier. « La RDC n’est pas seulement au cœur des corridors, elle est un cœur dont les corridors sont les artères », a-t-il imagé, soulignant le potentiel stratégique exceptionnel du pays.

Au-delà de cette vision, le patron zone Ouest d’AGL a insisté sur la nécessité de parler des solutions internes à la RDC, plutôt que de se limiter à son positionnement régional. Il a illustré cette complexité à travers le « cas Kindu », exemple d’un parcours logistique de 2 700 kilomètres reliant Matadi à Kindu via trois modes de transport routier, fluvial et ferroviaire avec un délai moyen de 40 jours. « Transporter n’est jamais linéaire en RDC », a-t-il résumé, évoquant un territoire immense, traversé par des contraintes géographiques hors normes mais aussi par des opportunités uniques.

Face à ces défis, Laurent Lapuerta a défendu une approche fondée sur les partenariats public-privé (PPP), qu’il considère comme un levier incontournable pour développer des projets structurants tout en préservant le rôle de l’État.

Son message, loin d’être alarmiste, s’est voulu porteur d’espoir : changer le regard sur la RDC, considérer ses contraintes comme des paramètres d’innovation et construire, avec des acteurs publics et privés, des solutions durables pour connecter davantage les territoires. Une vision qui a trouvé un écho particulier dans les échanges de cette édition placée sous le signe des infrastructures, de la mobilité et de l’avenir.

Onassis Mutombo