Il existe des œuvres qui se contentent de divertir et d’autres qui tentent de redessiner le paysage mental du public. UMOJA, annoncé comme un “manifeste sonore”, appartient à cette deuxième catégorie. Le projet affirme sa dimension de réconciliation à travers son architecture stylistique et sa méthode d’écriture.
Le communiqué précise que UMOJA vise à réconcilier les voix, les langues et les esthétiques. Dans un contexte où les fractures “font le bruit”, le projet répond par une orientation inverse : l’harmonie.

Le texte explique que les vers des douze artistes-poètes se chevauchent, s’entrechoquent, puis s’accordent. Cette dynamique est essentielle : elle symbolise un processus de rencontre. Au lieu de lisser les différences, UMOJA met en scène la manière dont des identités peuvent coexister et construire une relation.
Musicalement, l’œuvre articule cette réconciliation par le mélange des univers : kitueni, polyrythmies, chants responsoriaux, slam, soul, RnB et hip-hop urbain.
Le projet Umoja réunit douze artistes-poètes dont Negue Fly Nzau, Patricia Kamoso, Chloe-Marie Kitenge, Defly, Sniper DePaul, Fann Atiki, Kalvestro, Bila le poète non instruit, Nohasy, Ta-Luyobisa, Authentik, et Jocelyn Danga, venus de Kinshasa, Bukavu, Goma, Kisangani, Brazzaville, ainsi que du Burkina Faso, de Madagascar, du Bénin et de France. Chacun apporte un fragment d’identité qui s’intègre au collectif et participe à l’accord final.
L’unité, dans Umoja, n’est donc pas un slogan vide : elle est travaillée comme un langage musical et verbal, rendu audible à travers la coexistence des styles.
Avec le soutien de la ministre de la culture, arts et patrimoine, Yolande Elebe, ce projet ne s’arrête pas seulement par la chanson, il entend son champ pour des scènes d’unités à travers le monde.
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