Genocost : Céline Banza plaide pour une mémoire vivante, entre vérité, justice et transmission

Chaque 2 août, la République démocratique du Congo s’arrête pour honorer la mémoire des millions de victimes des guerres qui ont ensanglanté son territoire. Depuis l’institution, en 2022, de la Journée nationale du Génocide congolais pour des gains économiques (GENOCOST), cette commémoration est devenue un moment de recueillement, mais aussi un appel à la conscience collective.
À cette occasion, la chanteuse, auteure-compositrice et ambassadrice de l’UNICEF ainsi que du Fonds national des réparations des victimes (FONAREV), Céline Banza, a livré un message empreint d’humanité, invitant les Congolais à faire de cette mémoire un héritage commun.
“« En ce 2 août, jour de commémoration du GENOCOST, je joins ma voix à toutes celles et ceux qui honorent la mémoire des vies fauchées et expriment leur solidarité aux survivants…
Arts.cd · MUSIQUE / DANSE
« En ce 2 août, jour de commémoration du GENOCOST, je joins ma voix à toutes celles et ceux qui honorent la mémoire des vies fauchées et expriment leur solidarité aux survivants. Faisons de cette mémoire un héritage collectif, que nous avons le devoir de préserver et de transmettre. Elle nous rappelle l’impérieuse nécessité de la vérité, de la justice et de réparations pour les victimes », a-t-elle écrit sur ses réseaux sociaux.
Pour l’artiste de 29 ans, le devoir de mémoire ne peut se limiter à une cérémonie annuelle. « Se souvenir, c’est aussi agir : refuser l’oubli, lutter contre l’impunité et œuvrer pour que de telles tragédies ne se reproduisent jamais », conclut-elle, rappelant que la mémoire est aussi un engagement envers les générations futures.
Cette prise de parole intervient dans un contexte où la RDC poursuit sa campagne nationale de reconnaissance du GENOCOST, alors que l’est du pays reste marqué par les violences liées au conflit opposant les Forces armées de la RDC à la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda.
Présidant la cérémonie officielle organisée ce 2 août 2026 au Mémorial du GENOCOST, le président Félix Tshisekedi a annoncé plusieurs mesures destinées à inscrire durablement cette mémoire dans les politiques publiques. Parmi elles figurent la création d’un Musée national du GENOCOST, chargé de préserver archives, témoignages, preuves matérielles et recherches scientifiques, ainsi que l’élaboration de nouveaux textes législatifs visant à renforcer la justice transitionnelle, protéger le patrimoine mémoriel et lutter contre la falsification de l’histoire.
Au-delà des démarches diplomatiques engagées pour obtenir une reconnaissance internationale du GENOCOST, cette dynamique mobilise désormais de nombreux acteurs de la société congolaise. Le monde culturel, en particulier, affirme de plus en plus son rôle dans la transmission de cette mémoire, convaincu que l’art peut devenir un puissant vecteur de résilience, de vérité et de justice.
David Ekutshu/CE
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