lundi, avril 20
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Affaire Rebo: la justice s’en mêle !

La chanteuse Rebo Tchulo est au centre d’une vive polémique de suite d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, montrant un homme se fait torturer systématiquement par des militaires en uniforme. Des images qui ont créé l’émoi à Kinshasa.
Au regard de ces actes, le Ministre de la justice a formellement ordonné l’ouverture d’une enquête auprès de l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), en vue d’établir la vraie version pour engager des poursuites judiciaires devant les juridictions compétentes.

congolais telema / patrie

Dans un communiqué officiel daté du 20 avril 2026, le Patron de la justice congolaise Guillaume Ngefa, a rappelé que les faits dénoncés sont susceptibles de constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment, poursuit cette note : des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des faits d’incitation des militaires à commettre des actes contraire à la loi, « prohibés et réprimés par le Code pénal militaire et relevant de la compétence des juridictions militaires », souligne ce communiqué.

L’entourage de la musicienne a été joint par le média Actualité.cd, pour trouver la lumière dans cette affaire qui a donné lieu dans la foulée à plusieurs versions sur les réseaux sociaux. Selon Ézéchiel Bwalo, assistant manager de l’artiste, tout est parti du vol d’objets de grande valeur, dont le passeport de Rebo, qui devait voyager à Paris.

« Il y avait deux sacs : un sac Hermès et un sac Louis Vuitton. Dans le sac Louis Vuitton se trouvaient les bijoux de l’artiste : sa bague en diamant, sa chaînette en or, son passeport avec les visas, une enveloppe contenant environ 8 000 dollars, ainsi que sa montre Rolex », énumère-t-il.

Ce sac aurait disparu lors d’un tournage à Kinshasa/Gombe, le vendredi 17 avril. Venue avec sa mère et son enfant, l’ex copine du chanteur Innoss’B avait confié à son chauffeur le soin de les raccompagner à domicile et avait rejoint le véhicule du réalisateur. C’est à ce moment que le chauffeur aurait dérobé le sac.

« Rebo avait posé le sac sur le siège avant du véhicule du réalisateur. En changeant de voiture sous la pression du tournage, elle l’a oublié. Le réalisateur nous mettait vraiment de la pression. Il était déjà 17h et il fallait tourner avant 18h », explique Ézéchiel Bwalo à Actualité.cd, ajoutant l’équipe de l’artiste avait recouru à une caméra de surveillance pour pointer le voleur, et les militaires, contactés par l’entourage de la victime du vol, ont commencé à torturer le suspect suite au manque de coopération.

Par contre, les autorités judiciaires martèlent, sans préjuger de la responsabilité des personnes susceptibles d’être mises en cause, que des actes infligés au présumé voleur, « constituent également une violation manifeste des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine ».

David Ekutshu