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Paris : Barbara Kanam porte à l’UNESCO l’enjeu national du financement de la culture

Paris : Barbara Kanam porte à l’UNESCO l’enjeu national du financement de la culture
Barbara Kanam à l’Unesco Paris ph.tiers

En République démocratique du Congo, la bataille pour faire de la culture un véritable levier de développement national passe désormais par la mobilisation de financements durables.

C’est dans cette perspective que Barbara Kanam, directrice générale du Fonds de promotion culturelle (FPC), a porté à Paris la question du financement des industries culturelles congolaises au cœur des échanges avec l’UNESCO.

Au siège de l’organisation onusienne, la responsable du FPC a échangé notamment avec Nayef Al-Fayez, sous-directeur général de l’UNESCO pour la culture, et Toussaint Tiendrebeog…

Arts.cd · LIBRE OPINION

Au siège de l’organisation onusienne, la responsable du FPC a échangé notamment avec Nayef Al-Fayez, sous-directeur général de l’UNESCO pour la culture, et Toussaint Tiendrebeogo, secrétaire de la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Au centre des discussions : comment transformer les mécanismes de financement de la culture en instruments capables d’accompagner durablement les artistes, entrepreneurs et opérateurs culturels congolais.

Barbara Kanam a présenté le modèle congolais de financement culturel et proposé la tenue à Kinshasa d’un Forum international sur le financement durable de la culture, ainsi que plusieurs pistes de coopération avec l’UNESCO. Une initiative qui entend inscrire la problématique du financement au cœur des politiques culturelles et ouvrir de nouvelles perspectives pour le secteur.

De la subvention à l’investissement

La démarche s’est également prolongée auprès du patronat français, avec des échanges consacrés aux possibilités de coopération, de partenariat et d’investissement dans les industries culturelles et créatives de la RDC. Pour le FPC, l’enjeu dépasse ainsi la seule recherche de ressources : il s’agit de contribuer à la structuration d’un écosystème culturel capable de générer de l’activité économique et de valoriser durablement les talents congolais.

Le FPC rapporte que Nayef Al-Fayez a salué la singularité du modèle congolais, notamment l’existence d’un fonds dédié à la culture. La rencontre s’est tenue en présence d’Émile Ngoy Kasongo, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RDC en France et auprès de la Principauté de Monaco.

En mission officielle en France depuis fin août, Barbara Kanam multiplie les contacts avec des partenaires internationaux afin de présenter les potentialités du secteur culturel congolais. Pour la RDC, l’enjeu est désormais de passer d’une culture principalement financée comme un domaine social à une culture pleinement considérée comme un secteur de développement, d’emploi, d’investissement et de rayonnement international.

Onassis Mutombo

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