
Le festival international de danse contemporaine MEYABE franchit le cap de sa 15ème édition, s’imposant comme un carrefour de la création en République Démocratique du Congo.
Lors de la conférence de presse de lancement, Jacques Bana Yanga, le directeur artistique, a présenté une programmation ambitieuse qui s’étend désormais sur deux semaines, du 13 au 26 avril.
« Nous avons décidé d’allonger la durée pour donner plus d’espace à l’expression et à la formation », a-t-il expliqué, soulignant que cette édition marque une maturité technique et artistique sans précédent.

L’innovation majeure de cette année repose sur un cycle d’accompagnement triennal pour les jeunes chorégraphes. Le directeur précise que l’objectif n’est plus seulement de diffuser des spectacles, mais de construire des carrières sur le long terme. Pour cette édition, les artistes sont mis au défi de présenter des pièces de dix minutes, une contrainte qui, selon l’organisation, force les créateurs à une rigueur accrue. Jacques Bana Yanga martèle sa vision : « Un chorégraphe doit être capable de dire l’essentiel avec précision dans un temps réduit. »
L’ouverture internationale reste l’ADN du festival avec la participation de délégations venues de Belgique et de France. Milo, partenaire belge, a insisté sur la richesse de cet échange interculturel, tandis que Michelle, de l’association corse « Zitellina », a fait le lien entre la danse et les enjeux de société. « À travers notre spectacle, nous interrogeons notre rapport à la terre et à l’agriculture », a-t-elle confié. Ces collaborations permettent non seulement de confronter les esthétiques, mais aussi d’ouvrir des portes vers l’Europe pour les talents kinois.
. Le directeur précise que l’objectif n’est plus seulement de diffuser des spectacles, mais de construire des carrières sur le long terme. Pour cette édition, les artistes sont mis au défi de présenter des pièces de dix minutes, une contrainte qui, selon l’organisation, force les créateurs à une rigueur accrue. Jacques Bana Yanga martèle sa vision : « Un chorégraphe doit être capable de dire l’essentiel avec précision dans un temps réduit. »
L’ouverture internationale reste l’ADN du festival avec la participation de délégations venues de Belgique et de France. Milo, partenaire belge, a insisté sur la richesse de cet échange interculturel, tandis que Michelle, de l’association corse « Zitellina », a fait le lien entre la danse et les enjeux de société. « À travers notre spectacle, nous interrogeons notre rapport à la terre et à l’agriculture », a-t-elle confié. Ces collaborations permettent non seulement de confronter les esthétiques, mais aussi d’ouvrir des portes vers l’Europe pour les talents kinois.
Sur le plan logistique, le défi est immense : le festival prévoit d’investir les 24 communes de la capitale avec 28 spectacles programmés. Les organisateurs expliquent que cette stratégie de décentralisation vise à briser les barrières sociales et à amener l’art là où on ne l’attend pas. En installant des scènes professionnelles au cœur des quartiers populaires, MEYABE souhaite prouver que la culture est un droit fondamental pour chaque citoyen, quel que soit son lieu de résidence.
Malgré un contexte économique difficile, l’équipe reste déterminée à porter haut les couleurs de la danse congolaise. Jacques Bana Yanga a toutefois interpellé les autorités sur le besoin d’un soutien institutionnel pérenne, rappelant que « l’art n’est pas un luxe, mais le miroir d’une société qui avance ». Le festival se clôturera en apothéose le 26 avril au Centre Culturel de Lemba, laissant derrière lui une nouvelle génération de danseurs prêts à conquérir les scènes internationales.
Valentin Kabandanyi Kalenga


