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Découverte : Projecteurs sur Solina, nouvelle pépite de la musique congolaise

Retenez ce nom, Solina. Née à Munich en Allemagne, grandit en Espagne à Ibiza, Solina est une jeune artiste musicienne qui adule son art pour attirer les oreilles des mélomanes congolais.

Congolaise par sa mère, Solina veut bousculer les lignes à Kinshasa par sa musique d’ambiance qui vulgarise les valeurs culturelles, surtout environnementales de son pays.

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Arrivée pour la première fois dans la capitale congolaise à l’âge de 10 ans, cette artiste musicienne-auteure -compositeur est tombée amoureuse du pays de sa maman. Dans cette approche, Soli s’est énamouré des merveilles que regorge ce grand pays d’Afrique centrale. Et c’était parti ainsi pour un amour infini à la nation des opportunités incommensurables.

Ce fleuron a dans son parcours scolaire, décroché le diplôme en littérature dans un internat à Londres, en Angleterre. Auteure déjà de deux titres disponibles sur les plateformes de téléchargement, Solina, perceptible aux yeux en arc-en -ciel, s’est débarrassée de tout complexe pour propulser les couleurs nationales congolaises avec un style se basant sur l’afro-pop et l’afrobeat.

Bébé, cava de Solina

Dans un entretien accordé au média en ligne www.arts.cd, Soline avoue qu’après avoir foulé ses pieds ici, à chaque vacance, il y avait quelques choses qui le, poussaient à revenir, ici, au sol de ses ancêtres pour y résider et y faire sa vie loin de la bourgeoisie européenne.

A plusieurs reprises, sa mère-manager, l’a emmené jusqu’à Bokungu Ikela dans la grande province de l’Equateur qui lui a permis de découvrir toute la richesse musicale de la RDCongo.

« Je suis tombé amoureuse de la culture congolaise. A l’âge de 17 ans, j’ai eu des opportunités ici pour faire de la musique mais je n’étais qu’une mineure. Donc, il n’y avait pas moyen de lancer dans cette aventure. Ma mère avait insisté me promettant de finir d’abord les études pour faire la musique professionnellement », souligne-t-elle avec sourire aux lèvres.

« Je ne pensais pas qu’un jour je ferai la musique d’une manière professionnelle (…)« 

L’artiste Solina ph. Tiers

Comme le malheur, le bonheur lui aussi ne vient jamais seul. A la fin de ses études, la Covid19 frappe la terre entière. Tout s’arrête. Sa carrière aussi. « Je n’ai pas commencé ma carrière directement en 2021, non. J’étais de prime abord au maquis pour créer une bonne base avant de sortir aux yeux du public. Je faisais de la réception de chant, d’instruments, de danses surtout ndombolo, quelques professeurs de l’Institut national des arts. Bref, j’ai commencé mon éducation depuis l’Allemagne et l’Espagne », signifie Solina.

Et d’ajouter que, « la musique est un don et une passion pour moi. C’est pourquoi j’ai appris à jouer à tous instruments musicaux notamment piano, guitare, batterie,… ce qui est vrai est que je ne pensais pas qu’un jour je ferai de la musique d’une manière professionnelle. Quand je grandissais j’avais toujours envie d’avoir beaucoup d’argent, de devenir millionnaire. A un moment de ma vie, je pensais que ça pouvait réussir dans la musique. Mais bon, je suis aussi intéressé par d’autres domaines de la vie tels que la littérature, l’environnement,… mais le destin a fait que je me retrouve musicienne.
Pour le moment, je fais la musique parce que j’ai des messages à transmettre pour créer un changement positif».

Transmette la joie de vivre au-delà des réalités qui entourent l’humanité !

Puisque la musique est un instrument qui véhicule les messages positifs, Solina en tant qu’artiste l’a choisi pour véhiculer des valeurs de gaieté pour transcender les trivialités.

« J’ai la culture congolaise fortement. Mon rêve a toujours été de représenter celle-ci partout à l’extérieur du pays pour qu’on apprécie nos valeurs. Par exemple en Allemagne, en Angleterre, il n’y a pas presque pas d’artistes congolais connus là-bas.
Pour apporter cette fierté congolaise dans ce pays-là. Je suis ouverte aux diverses tendances de la musique pour éclore ma carrière », avoue-t-elle.

« Bébé ça va », est son premier titre qui a été bien accueilli par les médias. C’est au cours d’une émission à la RTNC, la chaîne nationale « Karibu Variété » que le staff de Felix Wazekwa m’a découvert. La rencontre avec Félix Wazekwa est une belle occasion pour Solina, martèle-t-elle, puisqu’elle indique qu’elle a bénéficié des conseils pour sa carrière et a chanté avec Cultur’A pays-Vie dans un récent titre. Pour le moment, elle ne vise pas des collaborations. Elle se concentre, dit-elle, sur sa propre musique pour se faire connaître et se faire une place dans « l’arène » musicale congolaise.

« Je suis très heureuse de faire cette rencontre avec Felix Wazekwa, lui qui a une carrière déjà réussie. Ça m’a rendu joyeuse qu’un artiste de sa trempe me félicite pour mon œuvre. Cela démontre que je suis sur la bonne voie. Des projets d’ensemble viendront », reconnaît-elle.

Crainte « Des managers protecteurs/maris des chanteuses », fait réel dans la musique congolaise !

Mbilia Bel –Tabu Ley, Cindy-Koffi, Tshala Mwana-Mbigazor, Faya Tess-Tabu Ley, à cette question sur une présence d’un manager homme qui soit protecteur, sans détour, Solina affirme qu’elle n’a peur de rien.

« Ma mère-manage ne constitue en aucun cas un blocage. Dans le monde musical, il est normal de croiser ce genre de situation ou de combiné, mais chaque artiste marche selon ses valeurs. Moi je travaille pour bien faire mes produits parlent à ma place », précise-t-elle. Après quelques prestations à Kinshasa notamment aux obsèques de Verkys Kiamwangana, et de Tshala Mwana, Solina se prépare pour aller prester dans la province de la Tshuapa, province d’origine de sa mère Christine Kern.

Sur le marché de disque, Solina après son son dansant « Bébé, cava » et « Papa ya bana », s’apprête à larguer dans un proche avenir la vidéo du titre « Papa ya bana ». Dans le cadre des perspectives, elle compte sortir dans un court délai son maxi single de maximum 6 titres « Telema Bouger ».

Parmi ses projets figurent, la création d’un Orphelinat pour la prise en charge des enfants de la rue vivant à Kinshasa et dans le Tshuapa.

Par Onassis Mutombo

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