
À l’approche du 10ᵉ anniversaire de la disparition de Papa Wemba, survenue à Abidjan, une polémique refait surface autour de l’héritage artistique du “Vieux Bokul”. Invité de l’émission B-One Musique, Reddy Amisi n’a pas mâché ses mots concernant ce qu’il considère comme une dérive dans la gestion du nom de l’icône de la rumba congolaise.
L’ancien sociétaire de Viva La Musica et actuel patron de l’orchestre La Casa do Canto s’est insurgé contre la “monétisation” du nom de Papa Wemba par certains membres de sa famille, y compris sa veuve.

Pour lui, une telle posture va à l’encontre de l’héritage universel laissé par l’artiste. “Papa Wemba est un patrimoine. Son nom appartient à tous”, a-t-il martelé, estimant qu’aucune autorisation ne devrait être exigée lorsqu’il s’agit de promouvoir l’image ou l’œuvre du défunt.
Dans son intervention, Reddy Amisi défend une vision ouverte et collective de la mémoire de Papa Wemba, figure majeure de la culture congolaise et africaine. À ses yeux, restreindre l’usage de son nom reviendrait à freiner la transmission de son héritage aux générations futures, alors même que celui-ci continue d’inspirer artistes et mélomanes à travers le monde.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte où les préparatifs de la commémoration des dix ans de la mort de Papa Wemba suscitent déjà une forte mobilisation. Reste à savoir si cette prise de position relancera le débat sur la gestion de l’héritage artistique des grandes figures de la musique congolaise.
Onassis Mutombo


