La nuit de la rumba congolaise à Paris

La nuit de la rumba congolaise à Paris

Cinq ans après l’admission par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de la version cubaine de la rumba, Brazzaville et Kinshasa postulent à leur tour à en faire autant. De ce fait, le 30 octobre, de 19 h à 2 h du matin, en présence des ambassadeurs des deux Congo en France, le Cabaret sauvage de Paris vivra au rythme de la musique dansante, la rumba, née autour du Pool-Malebo, la boucle du fleuve Congo qui sépare Kinshasa de Brazzaville. L’heure est à la phase de promotion et de lobbying au point de faire aboutir le dossier en fin d’année.

Autour de cette candidature, de part et d’autre des deux rives du majestueux fleuve Congo jusqu’à Paris, la mobilisation s’organise tous azimuts, dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les ambassades, les ministères, les universités et écoles.

L’initiative est pertinente tant la musique congolaise urbaine, dite « rumba », a marqué la seconde moitié du XXe siècle, avec son lot de nouvelles rythmiques, de styles vestimentaires / la sape, de commentaires politiques. C’est à ce titre que la Nuit de la rumba congolaise permettra de mettre sur la scène l’implication de musiciens tels que Théo Blaise Nkounkou, Wuta Mayi, Papy Tex, Nianzi Gaulard ou Locko Massengo.

Belle coïncidence. À l’heure où les deux Congo défendent le dossier déposé l’année dernière auprès de l’Unesco, le cinéaste Alan Brain porte la rumba à l’écran avec « The Rumba Kings », film primé du « Dikalo Awards 2021 » du Meilleur long métrage documentaire au 18e Festival international du film panafricain de Cannes.

Marie Alfred Ngoma/ Adiac-congo.com

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