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« Covid-19 en RDC : A quelque chose malheur est bon », (Didier Mumengi)

« Si Kinshasa était le berceau de Coronavirus, il aurait eu comme illustres devanciers le choléra, la malaria, la rougeole, la tuberculose, la maladie du sommeil, l’éléphantiasis, la fièvre typhoïde, la bilharziose, l’onchocercose, le kwashiorkor… Pourquoi ces maladies antédiluviennes, encore endémiques dans notre pays, ne passent toujours pas ? N’est-ce pas puisque le striatum reste encore aux commandes des cerveaux des élites politiques ? », s’interroge l’écrivain Didier Mumengi dans sa dernière chronique « Coronavirus, l’ultime procès » publiée le 24 mars 2020.

S’étendant sur 5 Pages, l’auteur du « Livre Bleu » se pose plusieurs questions de fond sur la mobilisation congolaise autour de cette pandémie mondiale. A voir de près, « Faute d’une réponse médicale convaincante, et en l’absence déconcertante de l’équipement pour y faire face et surtout de l’expertise pour comprendre ce qui nous arrive, la lutte contre coronavirus (en RDC) ne se contente quasiment que des mesures administratives et institutionnelles » mentionne-t-il.

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D’autre part, constate Mumengi, le coronavirus ramène les dirigeants politiques (congolais) à la résipiscence. « Qui aurait cru que les responsables politiques congolais puissent aussi pleinement se mettre à faire ce qu’ils devaient faire d’ordinaire : parier sur la science, sur le savoir et sur la compétence ; imaginer un système national de santé publique ; se rendre compte qu’une moto-taxi ne peut prendre qu’un passager; déplorer une économie nationale extravertie ; penser exorciser les vulnérabilités de l’économie nationale ; édicter des mesures prophylactiques pour freiner la propagation de l’épidémie (…) le coronavirus ramène les dirigeants politiques à résipiscence, en leur intimant l’ordre de s’acquitter de leur rôle premier : gouverner ».

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Selon lui, à quelque chose malheur est bon, « C’est dire que, si notre société continue à tourner le dos à la pensée, nous ne courons pas seulement le risque de nous enfermer dans le sous-développement. Notre humanité court à sa perte », regrette-t-il.

Téléchargez ici : Coronavirus, l’ultime procès !

Onassis Mutombo

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