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Tous derrière les FARDC

Expo : « Petit Exploité », une alerte sur la situation de l’enfant congolais !

L’artiste peintre Monica Toiliye expose  ses œuvres peintes avec une plume remplie du café et de l’hydroquinone, à l’en croire. C’est en la salle de spectacle du Centre Wallonie Bruxelles, CWB de Kinshasa, de 12 heures à 17 heures, qu’on retrouve les tableaux qui veulent éveiller le public sur la situation de l’enfant congolais.

 « Nous avons un devoir de hausser nos voix sur la souffrance des enfants kinois. Des enfants qui sont exploités dans des coins et recoins de la ville Kinshasa. Sur le boulevard Lumumba, le boulevard du 30 juin, des enfants sont devenus des accompagnateurs et accompagnatrices des pères et mères, et des personnes de troisième âge ou aveugles, personnes vivant avec handicap à la recherche de quoi vivre », a indiqué l’artiste qui, aux dires de maints observateurs, a fait montre d’une expérience de sociologue pour peindre le quotidien des enfants exploités.

 Focus sur l’exposition « Enfant exploité » :

Des  images d’exposées qui traduisent tout 

Tableau 2 ph.Arts.cd

Dans l’environnement congolais, des filles et garçons chaque matin sont victimes d’une injustice familiale. Ces derniers remplissent des boulevards de Kinshasa, pour soutenir la mendicité de leurs parents à la recherche d’aumônes pour vivre. Pour exprimer son message, Monica Toiliye, dans son chef-d’œuvre « Petit exploité », a décoré trois enfants dans le premier tableau placé à l’entrée de la salle de spectacle. En effet, le tableau présente deux garçons et, au milieu, une fille versant des larmes, signe de manque d’affection familiale et, victime de maltraitance au quotidien. Avec leurs jouets en main, l’un avec un  ballon rond, l’autre chaire-volant et, la fille avec une poupée, qui réclament, en effet, leur liberté. Le deuxième tableau explique encore la distance des enfants au temps de divertissement et de l’école.

Monica Toiliye, défenseure des droits des femmes et leur émancipation, a pris le chemin de lutter contre de travail et exploitation des enfants des recoins de la ville de Kinshasa. La peintre explique mieux, dans son langage, son inspiration sur la situation des enfants exploités : « au-delà de l’exposition, il y a une réalité sociale cruelle, vivace dans la ville de Kinshasa. Un matin, j’ai vu un garçon qui, motivé par le souci de donner un cadeau à sa mère, demandait un travail de puiseur de l’eau et, la fin du mois, son salaire sera un téléphone. Cette situation m’a frappée, et j’ai décidé de démontrer la misère des enfants congolais dans le pays », a-t-elle regretté.

Universalité de l’œuvre

Des enfants de paisibles citoyens congolais, dans le tableau un et deux du chef-d’œuvre « Petit exploité », dénote l’éloignement possible depuis des siècles, que des enfants de la ville de Kinshasa ont déjà consommé en étant chaque jour hors des institutions d’encadrement et de scolarité primaire. Nombreux d’entre eux sont plutôt sur le boulevard du 30 juin, pour aider des parents handicapés à mendier. A la fin de la journée, ils trouvent un petit pain du soir. Un vent de désolation, de malheur pour des enfants kinois exploités. Œuvrer pour la lutte contre de l’exploitation des enfants et de travail forcé est un combat que l’artiste Monica Toiliye, mène depuis ce temps‘’.

« Petit exploité » s’inscrit dans une universalité, dans la mesure où, l’histoire contemporaine de la civilisation éclaire mieux dans des circonstances données des enfants ont été exploités pour des fins diverses. En Europe, ils tiraient des toiles d’araignées et, en Afrique et en Asie, ils ont été exploités pour des fins économiques et des guerres. A titre d’exemple, enfant rebelle, déjà bannie en RDC, exploitation clandestine des minerais,… Actuellement dans les rues de Bamako au  Mali particulièrement, à Kinshasa en RDC, en Zambie, au Niger et dans des pays pauvres du monde, des enfants sont des victimes de multiples types d’exploitation. Cette situation est un maillon de la chaîne de la lutte de Monica Toiliye.

Nzuzi Richard/CP

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