
Face aux envies des députés nationaux de venir siéger au Centre Culturel et Artistique pour les Pays d’Afrique Centrale (CCAPAC) pendant la période de réhabilitation de la salle du Congrès du Palais du peuple, le service de communication a organisé une visite guidée avec les professionnels des médias pour lever les équivoques.
L’objectif de cette rencontre a été de présenter les infrastructures du Grand Tambour et de partager des informations essentielles sur les projets en cours.

Pour conduire cette visite inhabituelle, le chargé de programme média, Rémy-Césaire Tshamala. Après un tour de 20 %, a-t-on appris, du site, passant par les deux salles y compris celle de danse jusqu’aux installations électriques et hydrauliques, ainsi que les deux régies, le CCAPAC – Grand Tambour est présenté comme un instrument de souveraineté culturelle pour sa capacité à être le vrai moteur de création et de l’innovation culturelle et artistique.
Du Palais du peuple au CCACAC: La crainte des artistes !
Après quelques photos publiées de la visite de la questeure de l’Assemblée nationale et son équipe pour étudier la possibilité d’organiser les plénières sur place au CCAPAC en raison des travaux de réhabilitation de la salle du Congrès, les artistes et culturels congolais y ont vu une tentative de détournement de cet édifice, comme ce fut le cas avec le lieu qui abrite actuellement le Parlement congolais. Eu égard à ces inquiétudes, le responsable média du Centre a apporté des assurances pour calmer la tempête.
«Rien d’officiel pour l’instant »

Évoquant cette épineuse question d’une prochaine plénière au Grand Tambour, l’intervenant a affirmé qu’au cas où cela serait confirmé, il y aurait une communication conjointe des deux institutions.
« Je pense que quand ce sera le cas, nous allons conjointement communiquer avec l’Assemblée nationale. Pour le moment, je ne dirais pas que c’est une rumeur, d’autant plus que nous avons reçu en visite la questeure adjointe de l’Assemblée nationale. Mais à ce stade, rien d’officiel. Ce qui est sûr, c’est que si c’est le cas, cela n’emboîtera pas négativement la programmation des activités du Centre », a déclaré Rémy Césaire Tshamala.
Répondant à la question sur la crainte du monde culturel de voir les députés nationaux siéger pour une fois et l’assiéger pour toujours, le responsable média a souligné que :
« Comme je le dis, rien d’officiel, mais vous pouvez en être sûrs, ils vont retraverser de l’autre côté, si jamais c’était le cas. Donc, qu’il n’y ait pas de crainte. Toutes les dispositions seront prises pour que l’histoire ne se répète pas ici au Grand Tambour, qui est le haut lieu de notre souveraineté culturelle».
Saisissant la balle au bond sur une préoccupation concernant les coûts exorbitants de location des salles, hors des bourses des acteurs culturels, il a tenu à préciser que :
« C’est l’occasion de souligner qu’aucune salle n’a été payée à son prix réel depuis que nous sommes à la tête de cette institution et encore moins nous n’avons reçu des dotations. Par contre, le Directeur général a mis en place un système d’accompagnement et de facilitation des activités culturelles ici au Centre. Mais en même temps, nous devons protéger ce bijou qui ne bénéficie encore d’aucune dotation de l’État. Nous attendons que le gouvernement suive pour nous permettre de continuer ce travail dans les meilleures conditions. »
Et d’ajouter que : « Le Directeur général, professeur et cinéaste Balufu Bakupa Kanyinda, travaille à maintenir ces espaces par une participation aux frais, aléatoire et exceptionnelle, de nos espaces », a-t-il conclu.
Pour la programmation, à part le Dimanche du cinéma congolais au Centre Culturel et Artistique pour les Pays de l’Afrique centrale, un événement est prévu au mois d’avril, dénommé « Papa Wemba, artiste majeur », pour commémorer les 10 ans de sa disparition. Celui-ci sera lancé en avril prochain.
Onassis Mutombo

