
Dans une dynamique de structuration du secteur culturel, la Ministre de la Culture, Arts et Patrimoine a réuni, jeudi 30 avril 2026, plusieurs acteurs clés autour d’une séance de travail stratégique. Au cœur des échanges la question cruciale de l’identification officielle des artistes congolais et les mécanismes pouvant faciliter leur reconnaissance, tant au niveau national qu’international.
Face à la Directrice de l’Institut français de Kinshasa et à la Cheffe de projet du pôle EUNIC RDC, la Ministre, entourée du Secrétaire général de son ministère et du Directeur général du Fonds d’Aide Sociale aux Artistes et Écrivains Congolais (FASAEC), a déroulé les grandes lignes des réformes engagées par le Gouvernement en faveur du secteur.

Parmi les initiatives phares évoquées, le répertoire numérique des artistes s’impose comme un outil structurant. Accessible également via la plateforme du FASAEC, cette base de données officielle devient désormais un passage obligé pour les artistes souhaitant bénéficier des dispositifs d’assistance sociale et des opportunités de coopération internationale. Une avancée majeure visant à professionnaliser davantage le secteur tout en garantissant une meilleure traçabilité des acteurs culturels.
Les discussions ont également mis en lumière la mobilité des artistes. Considérée comme un levier essentiel du rayonnement culturel, elle reste confrontée à plusieurs obstacles administratifs, notamment en matière de visas. Consciente de ces défis, la Ministre a réaffirmé sa volonté de renforcer les synergies avec les partenaires institutionnels et internationaux afin de simplifier ces procédures et d’encourager la circulation des talents congolais.
Dans ses échanges, il y a eu également la question du développement des Industries Culturelles et Créatives (ICC), un secteur en pleine mutation qui nécessite un accompagnement structuré. À cet effet, le mécanisme d’assistance sociale mis en place par le Ministère, à travers le FASAEC, prévoit notamment une couverture maladie pour les artistes enregistrés, marquant ainsi une avancée significative vers une meilleure protection sociale des créateurs.
À travers cette rencontre, le Gouvernement congolais confirme son ambition de bâtir un écosystème culturel plus organisé, inclusif et tourné vers l’international, où l’artiste occupe enfin une place pleinement reconnue.
SL

