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Tous derrière les FARDC

Profession’Elles: « Pour changer des choses, il nous faut une éducation musicale pour femmes (…) » (Celpa Diakiese)

Plusieurs conférences se sont tenues avant la grande soirée musicale d’African Music Forum, qui se tient à Kinshasa du 19 au 21 septembre 2019 à la Halle de la Gombe. Pour sa deuxième journée, le panel réservé aux « Professionn’Elles dans l’industrie musicale », trois intervenantes ont été à la tribune.

Celpa Diakiese, qui a mené le bateau du débat, relève que les femmes dans l’industrie musicale, comme dans d’autres secteurs, souffrent des stéréotypes, avant même la question de compétences. Ce qui influence tellement leur façon d’être et leur façon de faire, ajoute-t-elle qu’il faut des programmes d’éducation musicale pour femmes, surtout en renforcement des capacités, qu’il faut à tout prix prendre en compte dans l’écosystème musical.

Pour elle, le concept d’éducation musicale, est polysémique incluant plusieurs aspects tant en développement professionnel qu’en développement personnel, qui permettra entre autre de développer des compétences et accroitre la participation des femmes dans le secteur de la musique. Elle souligne que cela exigera de gros moyens car il faut non seulement les rendre accessible à toutes, mais aussi des formateurs qualifiés, sans compter des coach en développement personnel puisqu’il faudra impérativement les accompagner à aller au-delà de clichés sociaux qu’on leur colle.
Quand dans des rencontres et échanges, on aborde, de manière pertinente des sujets touchant différents maillons de la chaine de valeur musicale, il faudrait également évoquer la question d’éducation musicale pour femmes.

Sur ce,  » nous devons arrêter de nous plaindre de la faible représentativité des femmes, mais poser des actes pour pallier à ce déséquilibre du genre dans ce secteur.  Sinon, en 2029, nous risquons de nous retrouver avec les mêmes problèmes et peut – être même plus amplifiés. On connait tous les défis liés au genre, et là il faut les relever. Donc, nous devons agir, et conséquemment. C’est vrai que professionn’Elles « à voir » dégage tellement plus de défis que professionnel « à entendre »,
mais contentons nous de pratiquer le métier de la musique selon les codes professionels, et cela ne peut jamais être une question de sexe mais plutôt de compétences. »

Anita Mwarabu, chanteuse, reconnaît ouvertement que la place de la femme dans l’art congolais est vide. Commençant par les mamans Tshala, Mbilia, Mpongo Love, « il n’y a pas eu des bases pour nous. C’est la nouvelle génération qui se bat seule pour mettre en place des bases. Mais ce n’est pas facile. Puisque devant des producteurs et autres managers, ce n’est pas toujours nos talents qu’ils voient en premier lieu », constate Anita Mwarabu, musicienne qui a signé avec le label LMB Records.
« Il n’ y aura jamais de l’égalité entre l’homme et la femme », affirme Christelle Mangaya. Cette Représentante du CMD Prod basé en France rêve d’une société équilibrée où la femme jouera pleinement son rôle dans tous les domaines de la vie y compris l’industrie musicale.

 

Onassis Mutombo

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