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Tous derrière les FARDC

Rapatrié à Kinshasa, Meridjo va se reposer dans la terre de ses ancêtres !

C’est vers 23h de ce 7 octobre 2020 que le régulier français a atterri sur le tarmac de l’aéroport international de N’Djili avec la dépouille mortelle de l’artiste musicien Meridjo décédé en Belgique, le 27 aout dernier à l’âge de 67 ans. Présents, Jossart Nioka Longo et les autorités de la ville de Kinshasa se sont rassurés de toutes les formalités d’usage, afin que le corps sans vie de Jean-Marie Belobi Ng’Ekerme dit Meridjo (Mary Jo) quitte l’aéroport et soit conservé à la morgue de l’hôpital du cinquantaine.

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Sur la première ligne pour l’accueillir, Madame la commissaire en charge de la culture et NTIC de la ville de Kinshasa, Yvette Tabu, la conseillère du gouverneur en matière socio- culturelle et coordinatrice de Kinshasa ville créative de l’UNESCO Yolande Elebe Ma Ndembo y compris  Eddy LUKUNA et Bienvenu Moke: conseillers culturels à la presidence.  Jossart Nyoka Longo, Président du Conseil d’administration de la SOCODA est doublement touché non seulement entant que l’un des gestionnaires des droits d’auteurs mais également coéquipier de l’illustre disparu. Car, rappelons-le, le regretté a été un ancien batteur de l’orchestre Zaïko Langa Langa. L’on pouvait voir les chaudes larmes traversant les joues de ces membres qui composent le comité d’organisation des obsèques de l’un de ceux qui ont écrit l’histoire de la musique congolaise contemporaine. A l’instar des obsèques du musicien Raja Kula, deux mois plus tôt, ce comité parait serein.

Vivez en images l’arrivée de la dépouille mortelle de Meridjo

Après les formalités d’usage à la Police des frontières, la famille de l’illustre disparu ne s’est pas attardée devant les services compétents du Ministère de la Santé, de qui elle a reçu le quitus d’embarquer le corps dans le corbillard. Des agents du service funéraire recrutés pour ce faire, ont brillé par leur disponibilité. Destination Hôpital du Cinquantenaire, en attendant un programme officiel.

Rappel Historique!

Créateur du rythme « Cavacha », Meridjo est parmi les premiers artistes qui ont intégré le groupe musical populaire Zaïko Langa Langa, lors de sa création par Vital Moanda-di- Veta (DV Moanda). C’était en 1969. L’annonce de sa disparition a sensiblement affecté les connaisseurs de la bonne musique congolaise.

A en croire une source sûre, à l’instar de Seskain Molenga (un ancien des groupes Empire Bakuba et Afrisa international), Meridjo peut être considéré comme l’artiste qui a révolutionné la musique rythmique congolaise actuelle. La manière dont on joue de la batterie, aujourd’hui, en maniant harmoniquement la caisse claire, c’est lui. Meridjo crée ainsi le rythme « Cavacha » grâce à un éventail de possibilités qu’offre cet instrument de musique. Le « Sébène » (la partie dansante que l’on retrouve dans la musique congolaise) voit le jour.

L’on note aussi, qu’en 1971, lors du premier voyage du groupe Zaïko Langa Langa au Congo-Brazzaville, dans le train qui les amenait à Pointe Noire, les musiciens chantaient et dansaient au rythme des bruits ou les cliquetis des roues motrices du train. Ils demandent à Meridjo s’il ne peut pas reproduire ce rythme sur une batterie. Ce dernier s’y met, écoute les cris d’oiseaux, les bruits de moteur du train et il finira par créer un rythme.  Le nom « Machine ya Kauka » (le train de Kauka) est né. « Kauka », allusion faite au quartier des matelots à Kinshasa dans la commune de Kalamu, où l’artiste a passé sa jeunesse. Le rythme « Cavacha » est lancé et se répand en Afrique et aux Antilles. Le nom de Meridjo est ainsi entré au Panthéon.

Onassis Mutombo

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