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Tous derrière les FARDC

Voici les artistes congolais retenus pour la Saison Africa 2020 en France

Qui sont-ils ?, les artistes congolais retenus pour participer à la Saison Africa 2020 prévue en France du mois de juin au décembre 2020. Arts.cd, premier portail numérique des arts et culture en RDC, braque ses projecteurs sur ses ambassadeurs congolais.   

Projet hors norme destiné à montrer le dynamisme de l’Afrique dans les domaines culturels, économiques, technologiques, gastronomiques, Saison Africa 2020 est né du discours d’Emmanuel Macron, à Ouagadougou, au Burkina Faso, il y a un peu plus de deux ans. Dans cet article, nous vous présentons ceux porteront non seulement les arts congolais mais également le flambeau de la culture congolaise : Gosette Lubondo, Méga Mingiedi, Freddy Tsimba, Nelson Makengo, Pume Bylex, Alain Polo, Danniel Toya, la Compagnie d’Art d’Art, Les Studio Kabako de Kisangani.

Méga Mingiedi :

Mega Mingiedi ph. tiers

Né en 1976 à Kinshasa, Mega Mingiedi est un plasticien de formation, animé par un sens de liberté dans ses créations. Ses dessins, collages, graff, installations et tant d’autres expressions, lui permettent de développer un langage et de se positionner dans le monde de l’art.

Après ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Kinshasa et à la Haute Ecole des Arts du Rhin, jumelée entre Strasbourg et Mulhouse, Mega Mingiedi instaure dans son travail le concept de résidence artistique comme un mode de création qui lui permet de s’insoler, de créer et d’observer avec recul les histoires et les faits de la société. Co-fondateur du collectif EZA-POSSIBLES à Kinshasa, il participe à de nombreuses expositions et résidences dans différents pays étrangers.

Freddy Tsimba :

Freddy Tsimba ph. tiersA

Il fait partie des noms qui s’exportent le mieux en matière d’art contemporain made in RDC, Freddy Bienvenu Tsimba est un plasticien congolais né en 1967 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, où il vit et travaille.

Formé à la sculpture et aux pratiques de la fonderie et de la soudure, il travaille à partir de matériaux ramassés sur les champs de bataille et dans la rue devenant ainsi l’un des congolais les plus exposés dans les capitales européennes et outre-mer.

Nelson Makengo :

Nelson Makengo ph. tiers

Né en 1990, Nelson Makengo est diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa en 2015 et a été formé aussi à l’Université de Fémis à Paris. Fondamentalement, Makengo est un photographe et un réalisateur de film autodidacte.

A (ré)lire : Saison Africa 2020 présentée aux congolais !

Dans sa pratique cinématographique, il privilégie le recours à des figurines représentant des personnages de films d’animation bien connus et des super-héros, ainsi que l’utilisation d’archives visuelles et sonores, afin de sublimer et de reconstituer l’histoire fragmentée de sa ville et de son pays.

Un usage saturé et contracté de couleur lui permet de s’approprier son environnement urbain. Makengo était artiste en résidence au WIELS, à Bruxelles, en 2018.

Pume Bylex :

Pume Bylex ph. tiers

Il n’est pas facile à un néophyte, de pénétrer et de comprendre la démarche artistique de Pume Bylex. « Ses créations sortent du vide, du néant. C’est du jamais existé », pourrait-on dire, de lui. Cet artiste sculpteur qui est né en 1968, sort, en effet, des sentiers battus, de l’académisme ambiant pour percer le cœur du mystère, de l’invisible. Comme il se définit lui-même, « l’art Bylex est avant tout une science».

Dans son art, il crée parfois des maquettes des engins et gadgets, dont lui seul détient la substance de la réflexion. Un art futuriste, puisque Pume « voit plus loin que le bout de son nez. ». Dans son atelier du quartier Pétro Congo, dans la commune de Masina, dans l’Est de Kinshasa, Pume Bylex s’affaire, entre deux rêves, à préparer cette exposition. Il explique mordicus que de son art, « se dégage une énergie».

Alain Polo :  

Alain Polo ph. tiers

Ce natif de la capitale, vit et travaille à Paris, Alain Polo, du haut de ses 30 ans, est un artiste plasticien ayant fait ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa.

Il a été membre d’un collectif appelé SADI (Solidarité des Artistes pour le Développement Intégral). Leur travail collectif porte sur des performances dans des quartiers populaires de Kinshasa et sur le « village de l’érosion » de Mont Gafula, dont les maisons s’écroulent à chaque grande pluie.

Ils peignent sur des pans de murs isolés et des maisons sur le point de s’effondrer. Photographies, performances, vidéo sont les principaux supports de création d’Alain Polo, n’hésitant pas non plus à s’amuser avec la mode.

Danniel Toya : 

Danniel Ntoya ph. tiers

Lorsque Danniel Toya redonne vie aux “matières mortes” sous formes de robots déconcertants, c’est pour libérer les tourments de Kinshasa et peupler “la Belle” de ses imaginaires les plus fascinants.

Danniel Toya est un jeune sculpteur robotique, mieux, un créateur insatiable qui trouve satisfaction dans le détournement des usages premiers d’objets, jouets électroniques cassés, pièces informatiques, tôles, plastiques et autres matières organiques. L’artiste se réapproprie ces matières jetées au rebut, qu’il assemble dans une logique de construction utilitaire et assurément esthétique. Chacune de ses œuvres-robots est une métaphore de la société, pour laquelle il œuvre en agitateur de pensées afin, selon ses dires, d’« innover et faire évoluer l’humanité. »

Basé à l’Échangeur de Limete (une tour qui s’ambitionnait “la plus haute flèche monumentale du monde” lors de sa construction sous Mobutu en 1970), Danniel Toya est porté par ces fantasmes architecturaux et spatiaux à l’échelle de ses propres imaginaires. Face à l’avenir, il affiche une grande sérénité ; le monde sera, un jour, orchestré par électricité et propulsé en orbite comme la fusée qu’il projette d’y envoyer.

 Gosette Lubondo :

Gosette Lubondo ph. tiers

Née à Kinshasa en 1993, Gosette Lubondo est confrontée de manière très précoce à la photographie par le biais de son père, photographe de profession. Elle s’essaie à la photographie de studio dès l’âge de 14 ans et participe à plusieurs ateliers de collectifs kinois (Eza Possibles et M’Pongo) et au workshop animé par le photographe belge Alexandre Christians.

A (ré)lire : Tout savoir sur la Saison Africa 2020

 En 2014, cette jeune artiste obtient son diplôme en communication visuelle à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa et participe à sa première exposition, Lady by Lady, à Kinshasa, événement organisé par le Centre Wallonie-Bruxelles en partenariat avec le Kin Art Studio. En 2015, la photographe participe aux échanges et lectures de portfolios organisés dans le cadre de la biennale photographique de Bamako avec le soutien du Goethe Institut de Johannesburg et sous l’égide du critique d’art Simon Njami. Sa série Imaginary Trip a été présentée dans le cadre de la biennale 2016 de Kampala (Ouganda) et lors de l’édition 2017 de Art Paris Art Fair où elle est représentée par la galerie L’Agence à Paris, à part la biennale de Lubumbashi.

 La Cie d’Art d’Art,

Collectif D’art D’art ph. tiers

Créé en 2011, le Collectif D’art-d’art composé d’artistes formés à l’Institut National des Arts se distingue par des démarches artistiques à la fois simples et originales.

Christiana Tabaro sublime ce que les uns considèrent comme souillure ou fardeau et offre dans plusieurs pièces une véritable ode à la condition féminine.

Rappelons que les artistes de cette compagnie théâtrale ont passé plusieurs semaines ensemble pour porter une réflexion croisée sur la vie féminine dans la société congolaise.

Les Studio Kabako :

Faustin Linyekula, initiateur des Studios Kabako/Kisangani ph. tiers

Depuis 2006, les Studios Kabako se sont installés à Kisangani dans la province de la Tshopo avec l’ambition d’en faire la capitale culturelle du Congo. A côté d’un programme d’accompagnement des artistes dans la musique, du théâtre,  de la danse, de la vidéo, du cinéma, de la littérature…, les Studios Kabako, dans un souci de décentralisation de quitter la capitale pour investir dans les périphéries, ont choisi d’agir sur plusieurs quartiers de Kisangani.

Disposant d’une maison en location au centre-ville, les Studios Kabako ont choisi ainsi d’investir la ville comme lieu de diffusion, à travers des performances et concerts dans de nombreux quartiers de la ville : de la Tshopo à Kabondo, en passant par Mangobo et plus particulièrement Lubunga, sur la rive sud du fleuve Congo et sur lequel les Studios Kabako travaillent à l’implantation en 2016 d’un centre pilote de traitement d’eau doublé d’un centre culturel de quartier ouvert sur les différentes communautés, et plus particulièrement les jeunes et les enfants.

A (ré)lire : Expo « Neutre » à l’ère de l’hypperréalisme de Edizon Musavuli de Goma

La saison Africa 2020 qui doit permettre de lancer des partenariats structurants, dans l’ensemble des disciplines artistiques, d’encourager l’entrepreneuriat culturel et de valoriser l’expertise africaine, connaitra donc la participation véritable des artistes congolais. Et les noms des artistes congolais ont été cité par l’Ambassadeur de France en RDC.

Bonne prestation donc aux ambassadeurs congolais.

Onassis Mutombo

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