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Zunon Christelle (Actrice ivoirienne): «le cinéma congolais aussi accroche au point de susciter une envie de collaboration entre les deux nations amies»

Actrice – comédienne, la jeune ivoirienne de 33 ans a confirmé l’attachement de ses compatriotes pour la culture congolaise, la chanson en premier portée par la langue qui est bien prisée en Côte d’Ivoire. Mais maintenant, a-t-elle indiqué dans cet entretien accordé au « Courrier de Kinshasa », le cinéma aussi accroche au point de susciter une belle envie de collaboration entre les deux nations très amies.

Le Courrier de Kinshasa (L.C.K.) : Depuis combien de temps êtes-vous cinéaste ?

Je suis cinéaste depuis onze ans. J’ai fait cinq ans de formation en Côte d’Ivoire, trois ans de théâtre et j’ai débuté ma carrière en 2013. Et c’est en 2018 que j’ai été révélée dans mon pays par plusieurs séries télévisées. Et, grâce à Dieu, l’une d’elles a reçu un prix au Congo que je vais ramener aux miens en Côte d’Ivoire pour qu’elle s’en réjouisse.

Plusieurs personnes vous ont découvert à la remise du prix du public lors du Festival Cinef. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous  ?

Christelle Zunon est une actrice-comédienne ivoirienne, née en 1989. J’ai joué dans quelques pièces de théâtre et tourné dans plusieurs productions télévisées diffusées sur Canal +, notamment « Le futur est à nous », une série produite par Pierre-Adrien Ceccaldi, et la série « Invisibles » d’Alex Ogou. Je suis connue ici grâce à la série « Mea culpa » du réalisateur Hervé Claude Achi qui parle de faits sociaux divers de la Côte d’Ivoire. C’est suite à mon interprétation de Régina dans cette série que je suis venue à Kinshasa.

Vous l’avez relevé, vous étiez l’un des hôtes de Cinef. Est-ce votre première venue à Kinshasa  ?

C’est ma première fois d’y être et j’y ai été très bien accueillie par les Congolais. Je suis vraiment contente et, franchement, j’ai envie d’y revenir assez vite. Et je me dis pourquoi ne pas créer une collaboration cinéma entre la Côte d’Ivoire et le Congo ? Faire une série panafricaine où l’on parlerait du brassage culturel entre les deux pays. Depuis longtemps, la Côte d’Ivoire et le Congo sont comme frère et sœur. Il n’y a pas que la musique qui nous unit. Je découvre que le cinéma a besoin d’être développé au Congo, la Côte d’Ivoire a déjà une certaine avancée mais une collaboration ne serait pas un souci, cela se fera sans problème.

Après avoir fait le tour du cinéma congolais, avec qui pensez-vous pouvoir jouer ? Avez-vous déjà une actrice ou un acteur en tête ?

Oui ! Je pense à Maguy Kalomba, une actrice congolaise que j’ai vue tout à l’heure. Elle est très bonne comédienne, cela me réjouirait vraiment de travailler avec elle.

La relation entre la Côte d’Ivoire et la République démocratique du Congo (RDC) est bien entretenue sur le plan musical et le lingala semble récolter un immense succès chez vous…

Il y a des choses que l’on ne sait pas expliquer mais qu’il faut vivre. Des stars comme Fally Ipupa, Koffi Olomide livrent des concerts en face d’au moins mille spectateurs. C’est souvent autour de mille, voire deux cent mille places qui sont réservées et bien plus, un réel succès, un succès fou ! La musique congolaise, la rumba, connaît un grand succès en Côte d’Ivoire. Nous avons certes le coupé-décalé mais la rumba a la cote. Lors des concerts de Fally Ipupa, Koffi Olomide et feu Papa Wemba, c’est toujours à guichet fermé, toujours le plein. Et même si les Ivoiriens ne comprennent pas le lingala, chose étonnante, ils affluent parce qu’ils adorent cette langue et aiment apprendre à la parler. De toute façon, même s’ils ne comprennent pas un mot des chansons, ils remplissent les concerts parce qu’ils sont fans de votre musique, votre culture et surtout des paroles, la langue lingala elle-même.

Quel a été votre coup de cœur à Kinshasa ?

Mon premier coup de cœur, c’est le lingala, une superbe langue et en second, le Cinef. J’ai vu qu’il y a vraiment du travail à faire et Clarisse est une vraie battante. Elle se bat bec et ongles pour promouvoir le cinéma. Il n’y a donc pas que la musique qui captive, rien qu’à voir comment les femmes se battent pour le cinéma, c’est admirable. La plupart du temps, ce sont les hommes qui le font mais de voir une femme prendre les devants pour valoriser le cinéma congolais, c’est très important de le souligner. Je pense que l’Etat congolais devrait y veiller sinon, si vous ne faites pas attention, nous viendrons prendre vos acteurs et les emmener tourner en Côte d’Ivoire car nous avons coutume de vous voler vos stars (rire). Vous savez combien les Ivoiriens savent s’y prendre. Comme on le sait, l’on n’est pas prophète chez soi donc, après ce que j’ai vu, ne soyez pas étonnés que nous venions faire le casting ici, prendre vos acteurs pour aller travailler avec eux. Ne soyez pas étonnés, c’est ce qui risque de se passer. Le Congo, Kinshasa particulièrement, est une très belle ville, le pays est beau et merci pour l’accueil. Surtout la gentillesse des gens fait que vous êtes un peuple formidable, je ne vais jamais l’oublier.

Vous reviendrez donc à Kinshasa ?

C’est sûr ! Je le dis sans hésiter. Même s’il le faut, dix, quarante, mille fois, je reviendrai. Autant que je le pourrai, je serai invitée, j’aurai le temps, je viendrai sans aucun problème. Merci aux Congolais de m’avoir adoptée comme leur enfant, je me suis sentie chez moi, comme si j’étais en Côte d’Ivoire. Je ne peux que dire merci beaucoup pour cela.

NIoni Masela /Adiac-congo

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