« La Côte d’Ivoire et le FEMUA n’auront plus un autre Papa Wemba »

« La Côte d’Ivoire et le FEMUA n’auront plus un autre Papa Wemba »

Les congolais n’ont jamais avalé la pilule de la mort de Papa Wemba sur la scène du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumbo (Femua). Et ils ne sont pas encore prêts à accepter que les médias français à la solde des organisateurs de ce festival ivoirien s’arrogent le culot de tuer la légende de la musique mondiale, Koffi Olomide.

Si RFI et Jeune Afrique arrivent à produire des feuilles de chou pour saper l’image de l’artiste africain de deux dernières décennies, il est temps de rappeler que la Côte d’Ivoire vit au rythme de la rumba congolaise et non le contraire.

Si à ce jour, le gouvernement congolais est resté silencieux devant la mort brutale de Papa Wemba sans enquête ni suite convaincante, les congolais, sœurs et frères du Quadra Koraman, ne permettront pas à cette aventure de toucher à un autre Papa Wemba d’Afrique.

« Koffi Olomide n’a pas été respecté à Abidjan »

Prévue à 3heures, la prestation du groupe Quartier latin a débuté à 6 heures du dimanche 12 septembre 2021 devant un public somnolant, fatigué et amorphe qui regardait la Légende comme un préservatif usé malgré ses efforts de l’allumer.

L’histoire est vivante dans les têtes des congolais. L’on se souviendra que le baobab Papa Wemba s’est écroulé le 24 avril 2016 vers 3heures du matin. C’est ici l’endroit de se poser la question de savoir, pourquoi les stars congolaises sont-elles programmées au petit matin ? Est-ce un complot ? Est-ce un moyen pour les organisateurs d’éviter au public ivoirien de voir les vraies stars sur le podium abidjanais ? Est-ce une défaillance organisationnelle ?,… Le monde entier est resté hébété regardant la réaction du jeune secouriste qui était monté sur la scène juste après la chute de Papa Wemba ce matin-là du 24 avril 2016: Etait-il vraiment un secouriste ou un jeune d’Anoumabo qu’on avait juste remis le gilet marqué Croix-Rouge ? Etait-il venu secourir l’artiste ? Ou le micro ? Pour preuve, son premier geste était de sécuriser le micro que de s’occuper de l’artiste jonchant sur le sol entre les mains inexpertes des danseuses de Viva La Musica. Quel malheur !

A cette époque, ces médias qui accusent Koffi Olomide d’avoir loupé deux rendez-vous avec la presse ont-ils fait allusion à ce hic ? Ou le fait d’appartenir à la colonie française dédouane les organisateurs de leurs écarts ? Le professionnalisme de certains médias occidentaux est mis en doute par certains observateurs.

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Alors qu’il était la star et figure emblématique de cette 13ème édition, le Grand Mopao a été programmé à 3 heures du matin. Et le public ivoirien surplace n’avait pas apprécié cette programmation teintée d’amateurisme. Et, la reprogrammation tardive vers 6 heures était-elle préméditée ?, s’interroge-t-on.

 Ayant pour thème, « Alliance Afrique-Europe : Paix et développement », les africains organisateurs du Femua maitrisent-ils vraiment la quintessence de cette thématique ? Et comment faire une alliance avec l’Europe eux-mêmes refusent de respecter celui qui a écrit l’histoire de la musique africaine en lettres d’or ?

« Ce qui s’est passé à Abidjan avec Koffi mérite un peu de recul»

 Sur son compte facebook, Filip Keyser qui est revenu à plusieurs reprises sur ce concert de la polémique accuse les médias français notamment Rfi, France 24, Jeune Afrique d’avoir choisi leur champs, celui de détruire Koffi Olomide. « Ces gens oublient que notre douleur au sujet de la mort de Papa Wemba n’est pas encore passée et voilà qu’ils nous méprisent sans scrupule. Je dirais même plus, on vient d’attaquer le continent. En fait le problème n’est pas d’écrire un article qui relate des faits mais que ça soit pour RFI, France 24 ou maintenant Jeune Afrique … je vois des journalistes décidés à détruire Koffi. On parle souvent de professionnalisme des journalistes Africains mais je vois ici des européens médiocres (…) », écrit-il. Et d’insister sur le fait que, ce qui s’est passé à Abidjan avec Koffi au Femua mérite un peu de recul, mais on voit ici que tous (médias) prennent partie, « et ce n’est pas le rôle d’un journaliste », conclut-il.

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Pourquoi le direct sur la Radio télévision ivoirienne (RTI) a été coupé juste après les deux premières chansons du Quadra ? Pour certains, la méchanceté de la presse est simplement guidée par des personnes à Abidjan pour saper le succès de la musique congolaise en Côte d’Ivoire. Jeune Afrique serait né de la honte, affirment certains congolais l’accusant d’être à la merci des politiciens les mieux offrants. « Mais quand un méchant agit, c’est un peu comme un criminel, il fait toujours des erreurs. Comme c’était le cas pour RFI, lorsque vous lisez l’article, il y a des éléments qui vont dans le sens de discréditer Koffi mais on brosse dans le sens du poil les organisateurs. Lorsque tu invites Koffi et tu le fais jouer à 6h du matin. (Normalement)Tu vas faire un effort d’être là toi-même, mais Asalfo n’était pas là. Et personne ne parle du public qui était là et leur réaction. En tant qu’Africain, ce qui me déçoit c’est de voir comment d’autres africains se battent pour détruire un de leur remparts. C’est triste tout ceci », regrette Filip Keyser sur son compte Facebook.

Il n’est pas important de rappeler qu’Antoine Agbepa Amumba Olomide, Dobolo King, est une icône pour tout un continent et plus star légendaire que toutes les stars présentes à ce festival. Il doit du respect à son public et aux médias. Il est normal pour lui d’accorder une place de choix à sa forme devant les spectateurs au même titre que ses interviews médiatiques. C’est dans ce cadre que Joel Lamika, président des Consommateurs Lésés, pense que Koffi Olomidé ne devrait plus prester dans ce festival, mais plutôt être co-organisateur pour éviter ce manque de considération envers toute une Nation.

Onassis Mutombo

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