De l’arrestation de Lumumba à nos jours : Me Clément Kitenge appelle le Ministère de la justice pour revoir les conditions de privation de liberté en RDCongo (Chronique)

27E6FE02-6345-4341-9281-F686E29237B4

En République démocratique du Congo, c’est le décret du 6 août 1959 portant code de procédure pénale qui organise les différentes étapes de la détention préventive. C’est dans l’exécution des conditions prescrites par la loi que l’on constate certaines violations des principes liés au respect de l’être humain.

Le moment est venu pour le Gouvernement, à travers le Ministère de la Justice et Garde des Sceaux, de revoir les conditions de privation de liberté, car elles sont déplorables et laissent, réellement, à désirer en plein 21ème siècle. Cela pourrait être l’occasion d’une grande avancée dans ce secteur.

La Fondation CK KISAKA asbl profite de ce jour mémorable, pour rappeler que nous avons un devoir de mémoire, celui de nous souvenir des sévices, injustement, subis, par nos héros que sont le 1er ministre Patrice Emery LUMUMBA, ainsi que ses compagnons, MPOLO Maurice et OKITO Joseph.

Depuis, le même sort est, malheureusement, subi, tant par certains suspects, détenus et condamnés, des infractions de droit commun. Les méthodes employées par les organes habilités par la loi sont, quelquefois, inhumaines et, parfois, dégradantes. Elles violent le principe universel des droits de l’homme qui, en son article 6 dispose que « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants »; cette disposition est complétée par l’article 9 du même texte édictant que « Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu, ni exilé ».

Souvenons-nous toujours que la RdCongo a ratifié et promulgué la Déclaration universelle des droits de l’homme, c’est ainsi que ledit principe a, toujours, été relayé par nos constitutions, notamment dans l’actuelle.

A titre illustratif, la Fondation CK KISAKA asbl relève quelques cas courants de violation, à bannir, car constituant des atteintes au droit de l’homme, il s’agit, notamment, de :

– la diffusion d’images, sans aucun soin de couvrir les visages des personnes arrêtées, en violation du droit à la protection de l’image d’un être humain et en violation du principe de présomption d’innocence ;
– des arrestations effectuées par l’emploi des méthodes dégradantes de l’être humain, notamment par l’embarquement des détenus dans des véhicules à découvert, non conformes à la dignité humaine ;
– le ligotage par corde, au lieu de pouvoir user des menottes ;
– le mauvais entretien des lieux de détention, etc.

L’homme n’étant pas un animal, il mérite un traitement digne, même lorsqu’il est suspecté avoir commis des crimes crapuleux et même, s’il en est condamnés.

Pour la Fondation CKKISAKA :

Clément KITENGYE-KISAKA,
Président

%d blogueurs aiment cette page :