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Pré-COP 27 : “Nous avons besoin d’exploiter nos ressources naturelles et trouver du pain à nos enfants” (Ève Bazaïba)

Plus de 60 ministres sectoriels se réunissent à Kinshasa du lundi 0 3 au mercredi 05 octobre pour les travaux préparatoires de la 27ème session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (PRECOP27). Exploiter les ressources naturelles et aussi trouver de quoi nourrir nos enfants. Le contrôle des émissions de gaz à effet de serre oui mais la survie des populations est aussi très capitale pour le continent africain qui ne représente pas grand-chose en terme de pollution mondiale. Si ce n’est que 4 %.

C’est l’un des axes du plaidoyer de la ministre de l’Environnement et Développement durable, Ève Bazaiba à l’occasion du lancement des travaux préparatoires de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Kinshasa, co-organisés par la RDC et l’Égypte, hier lundi 03 octobre. Ce, avant la COP 27 qui aura lieu du 07 au 18 novembre dans la cité balnéaire de Charm el-Cheikh au pays des Pharaons.

« Nous avons besoin d’exploiter nos ressources naturelles et trouver du pain à nos enfants, mais sur la ligne de ce devoir, il y a de plus en plus d’obstacles associés à la nécessité de réduire nos émissions. Plusieurs pays africains ont du mal à opérer un choix entre la survie de leurs populations et le contrôle des émissions de gaz à effet de serre, alors que le continent n’est responsable que de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Que faire dans ces circonstances ? Exploiter nos ressources et nourrir nos enfants ou les contempler et les laisser mourir de faim », s’est-elle demandée.

Et d’ajouter : « Il est anormal que le prix d’un service qui sauve la planète ne soit pas valorisé à juste titre. Le prix de la tonne de carbone séquestrée devait correspondre aux coûts relatifs à la préservation de ce service. A ce propos, c’est 100 dollars américains qui ont souvent été avancés, mais que nous estimons toujours insuffisant, en contrepartie à la valeur des services rendus »,  a-t-elle insisté sur la valorisation du prix de la tonne de carbone.

Vers un partenariat avec des bassins forestiers tropicaux

Aux gros pollueurs de la planète, de voir d’un bon oeil le rehaussement du prix du carbone forestier pour l’appui de l’action climatique. Qu’ils fassent de bassins forestiers tropicaux de la RDC et autres pays africains, leurs partenaires dans cette lourde tâche.

« Que les pays pollueurs trouvent dans le rehaussement du prix du carbone forestier l’opportunité d’appuyer l’auto-financement de l’action climatique dans les pays dotés d’importantes ressources forestières, car nous sommes capables de contribuer aux fonds d’adaptation et d’atténuation et aider nos frères des pays les moins avancés qui ne sont pas aussi dotées naturellement que nous à lutter contre ce phénomène Ne portez pas le poids du financement de l’action climatique mondial vous seuls. Faites de nos bassins forestiers tropicaux vos partenaires dans cette lourde responsabilité », a fait savoir Eve Bazaïba.

Les engagements internationaux pris par les parties à la Convention cadre des Nations unies sur le Changement climatique, avant et pendant la COP-26 à Glasgow en Écosse ne sont pas respectés. Conséquence, le réchauffement climatique ne fait que se ressentir.

L’Ouragan Ian frappe de plein fouet l’ État de Floride et la Caroline du Sud aux États-Unis d’ Amérique, des inondations en Italie, la famine qui s’abat au Sahel en Afrique. La forêt Amazone au Brésil est détruite à 26 % sous la présidence de Jair Bolsonaro, pour ne citer que ceux-ci.

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